Je ne pouvais pas ne pas en parler.

Je ne pouvais pas ne pas en parler.

Actuellement en France, se tient un procès où l’innommable et la cruauté humaine ont été commis.

Ce procès, c’est celui de Dominique Pelicot, époux de Gisèle Pelicot, qui l’a droguée et laissée, inconsciente, être vi0lée par des dizaines d’autres hommes recrutés sur Internet.

Ce procès ce n’est pas celui d’un monstre, c’est celui de Monsieur Tout Le Monde.

Nous avons tendance à représenter dans les médias, le vi0leur comme un monstre, une erreur de la nature et pourtant il s’agit bien d’hommes que vous croisez au quotidien.

Ils sont plombiers, entrepreneurs, surveillants pénitentiaires, pères de famille, et peut être même que vous les avez croisés ce matin en accompagnant vos enfants.

Gisèle Pelicot, en refusant le huis clos a voulu faire éclater une vérité que tant refusent de voir : le mal n’a pas d’incarnation.

Pour rappel :
– 91 % des victimes connaissaient l’agresseur
– 45 % des agresseurs étaient le conjoint ou ex-conjoint.

Il ne passe pas une journée sans que je n’y sois confrontée jour après jour, dans mon cabinet à des témoignages, à des vies brisées, à des familles qui préfèrent faire taire la victime que dénoncer l’agresseur pour conserver « l’esprit de famille ».

Et la victime alors ?
Et les conséquences sur sa vie ?
Au nom de quoi ?

Cela me met en colère.

👉 Il est temps de cesser cette omerta, temps de cesser cette culture de vi0l où la parole des victimes est souvent bafouée et leurs vécus minimisés.

La honte doit changer de camps.