Les hommes ne veulent pas faire l’amour, ils veulent se sentir désirés 🔥.


Depuis quelque temps, j’observe un phénomène intéressant dans ma pratique clinique auprès des couples hétérosexuels.

📌 Le schéma “classique” :

Un couple consulte pour un écart de désir.

L’homme en ressent plus que la femme, ce qui crée des frustrations et des tensions.
La femme, sous pression, se coupe encore plus et n’ose plus exprimer son propre désir, de peur d’amplifier la frustration de son partenaire.

En réalité, le problème est ailleurs…

Plus que l’absence de rapports sexuels, les hommes souffrent surtout de ne pas se sentir désirés.

C’est là toute la nuance.

Et dans cette nuance, en tant que sexologue, nous pouvons travailler.

📌 Pourquoi cette souffrance ?

Depuis toujours, la société valorise les hommes à travers trois piliers : l’argent, le pouvoir et la désirabilité / la se×ualité

Ne pas se sentir désiré, c’est perdre une partie de son identité.

On leur a inculqué qu’un homme viril est un homme qui a une vie se×uelle intense.

Pour caricaturer, on leur apprend, qu’un vrai mec, est un mec qui bai$e, donc si je ne bai$e pas, cela veut dire que je ne suis pas un vrai mec, et donc que je n’existe pas.

📌 Comment s’en sortir ?

✔ En réinventant les codes de la masculinité
✔ En communiquant plus dans son couple
✔ En apprenant à faire la nuance entre aimer et désirer
✔ En cultivant le désir chaque jour via l’admiration notamment

👉 Qu’en pensez-vous ?

Notre approche de la sexualité est une construction sociale.

Pour preuve cette statistique

Pour 75% des hommes, avoir des relations régulièrement est « important », contre 48% des femmes*.

Nous avons intériorisé l’idée malgré nous que les femmes “ont moins envie”, et que les hommes “ont plus de besoins”.

C’est faux.

Biologiquement, les hommes n’ont pas plus de besoin que les femmes.

Nous sommes faits pareil (sinon ça ferait longtemps que l’Humanité serait en péril).

Dans mes consultations pour des baisses de désir, je reçois, parmi les personnes hétérosexuelles, autant de femmes que d’hommes.

Sauf que…

On ne voit jamais d’hommes dans la pop culture se plaindre d’une baisse de désir.

Alors comment pourrait-on l’imaginer ?

Beaucoup d’hommes ressentent de la honte à me parler de leur baisse de désir en consultation (parfois même certains ne me regardent pas dans les yeux).

Un des plus gros stéréotypes en matière de sexualité : “les hommes aiment le sexe” (et les femmes les pâquerettes, mais ça, c’est un autre sujet).

Il n’appartient qu’à nous d’ouvrir des conversations, de parler de ce qui nous touche réellement et peut-être, un jour, ces biais disparaitront.

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Source :

Étude réalisée par Cluster17 pour Le Point auprès d’un échantillon de 1 662 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus en Mai 2023.

👋 Moi, c’est Margaux, je suis se×ologue, et je vous reçois à Boulogne-Billancourt ou en visio