La sexualité après un arrêt de grossesse

La sexualité après un arrêt de grossesse *

Comment faire ? 

* “Petite” précision, derrière arrêt de grossesse, j’inclus les arrêts de grossesse spontanée (communément appelés fausses couches), volontaires (IVG), médicaux (IMG).

Car oui, s’il y a bien un sujet dont on parle peu, c’est celui-là.

Voici 3 conseils pour reprendre une sexualité après un arrêt de grossesse.

Mais avant tout, sache que c’est normal si … 

Ça prend du temps : Ne te mets en aucun cas la pression pour “reprendre”, ce qui vient de t’arriver est difficile

C’est dur émotionnellement : La libido, est un élan vital. Que cette grossesse se soit arrêtée de façon voulue ou non, c’est normal de ne pas se sentir bien.

Tu traverses une période difficile, une période de deuil. 

Est-ce que tu dirais à une amie de se “motiver” pour reprendre une activité intime après un décès ? Non. Alors, traverse cette période comme tu en as envie.

Tu as dû mal à ressentir ton désir: Concrètement, ce qui a été, à la base, une zone de plaisir est devenue une zone de souffrance (physique et/ou psychique) et notre cerveau ayant bonne mémoire, il ne va vouloir retraverser les mêmes épreuves. Comme pour se protéger, ton cerveau va bloquer le moindre soupçon de désir. C’est sa façon de vous protéger. 

Alors comment faire ? 

1. Ne te force pas

Comme je viens de le dire, avant toute chose, il ne faut absolument pas se forcer. 

1. Reconnecte-toi peu à peu avec ta sensualité

Pour se reconnecter la sexualité, il y a 4 étapes, et la sensualité en fait partie. 

N’hésite pas à prendre des douches en pleine conscience pour ressentir l’eau sur ta peau, l’odeur du gel douche, la chaleur de l’eau. C’est le concept de Queen Shower développée par ma consoeur Camille Bataillon. Fais de ta salle de bain un boudoir chaud et enveloppant.

Si tu en as les moyens, tu peux t’offrir un massage ou même mieux, demander à un proche de te masser en évitant les parties intimes. 

2. Cultive la douceur lors des rapports

La sexualité après un arrêt de grossesse ne sera pas la même qu’avant pendant quelque temps, mais promis, ça revient. En attendant, lors des rapports intimes, je t’invite fortement à mettre beaucoup de douceur, que ce soit dans les étreintes, dans les baisers, dans les caresses ou même dans le rythme. 

3. Apprends 

4. Fais toi aider 

Et si jamais c’est trop difficile, seule, n’hésite pas à te tourner vers un professionnel de la santé mentale comme des psychologues ou des sexologues.

👉 Et vous ? Qu’en pensez-vous ? 

📚Quelques ressources : 

– Livre : “3 mois sous silence” de Judith Aquien

– Podcast : “Une fausse couche comme les autres” podcast en 8 épisodes produits par Slate.

– Podcast : Les épisodes 4, 26 et 212 du podcast Bliss Stories

La douleur physique lors d’un·e IVG / arrêt spontané de grossesse : ce non-dit.

Parmi les nombreuses douleurs que vivent les femmes, il y en a bien une qui est indicible, tabou, dont on parle peu : celle vécue lors d’un arrêt volontaire ou involontaire de grossesse. 

À travers ce post, vous découvrirez quelques conseils pour mieux les vivre.

Il est tellement communément admis que “c’est normal pour les femmes d’avoir mal”, que l’on vulgarise à outrance ce qu’elles vivent.

Que l’arrêt de la grossesse soit volontaire (IVG)  ou involontaire (plus communément appelé “fausse couche”), les douleurs ne ressemblent en aucun cas “à de grosses règles”.

Aussi, parce que l’on considère que l’IVG est choisie, on va sous-entendre à ces femmes qu’elles n’ont pas trop le droit de se plaindre… 

Eh bien si, tu as le droit de te plaindre car quand bien même choisie, ça reste ultra douloureux tant physiquement que psychiquement. .

Les douleurs sont bien plus violentes et plus bien intenses, et c’est ok d’avoir besoin de temps.

(D’ailleurs depuis le 1er Janvier 2024, les femmes victimes d’une interruption spontanée de grossesse – c’est-à-dire une fausse couche – pourront bénéficier d’un arrêt maladie sans perte de salaire. 

À quand la même mesure pour l’IVG ?) 

Voici quelques conseils pour vous soulager : 

– 💊Des médicaments : antidouleurs médicamenteux pour vous soulager 

– 🔥Du chaud : pour soulager les douleurs (bouillotte, chat, maxiplaid, tout ce que vous avez sous la main)

 💃Du mouvement : de la marche, du yoga

– ❤️De l’amour : bichonnez-vous et faites-vous du bien (série drôle, one woman show, podcast, musique, Bridget Jones)

–  💌Des mots : écrivez si vous aimez le faire, parlez si vous en ressentez le besoin, et poser des mots sur vos maux. 

PS : Ce post provient d’une conversation avec la merveilleuse Judith Aquien, qui avait écrit à ce sujet avec Charline, la sage-femme et qui m’a autorisé à en parler ici. 

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👋 Moi, c’est Margaux, je suis se×ologue, et je vous reçois à Boulogne-Billancourt ou en visio

#ArrêtdeGrossesse #IVG #FausseCouche

Arrêtons d’utiliser le terme « fausse couche »

Pourquoi ?

Car les mots ont leur importance.

Il n’y a rien de faux quand une grossesse désirée s’arrête.

Il n’y a rien de faux quand les larmes coulent autant que le sang.

Il n’y a rien de faux quand s’envolent les espoirs de fonder cette famille.

Il n’y a rien de faux quand la désillusion, la tristesse remplace la projection.

Il n’y a rien de faux à se sentir vidée tant emotionnellement que physiquement.

Il n’y a rien de faux quand, pour les couples en parcours PMA / FIV, c’est un nouveau combat qui doit commencer.

Mettre des mots justes sur des maux est la première étape vers la guérison.

À la place, utilisons le terme « arrêt de grossesse involontaire » ou « arrêt de grossesse spontané ».

Ce post a été rédigé ce matin suite à la mention d’une consœur, merci encore Margot 🙏

N’hésitez pas à la découvrir et à creuser les essais de Camille Froidevaux Metterie.
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👋 Moi c’est Margaux, je suis se×ologue et je vous reçois à Boulogne-Billancourt ou en visio.

#fc#faussecouche#arretdegrossesse