89 secondes de frisson

89 secondes, cela fait 1 mn 29 soit peu à l’échelle d’une heure, d’une journée ou d’une vie humaine. Pourtant, parfois, il ne suffit que d’un instant pour venir vous bousculer, ou vous interroger.

De quoi suis-je en train de parler ?

D’une publicité.

Oui, oui. Une publicité. (Des reliquats de mon école de commerce certainement).

Et pourtant…

Au travers cette publicité pour Starbucks (récompensé par les Diversity Awards en 2019), on voit à quel point le prénom a une importance, sachant que (attention spoiler) il est question d’une personne trans.

Les émotions passées, je me suis mise à m’interroger sur la perception des personnes transgenres, avec cette question « Pourquoi les individus ont tant de mal à faire le changement le prénom lorsqu’ils ou elles croisent une personne trans ? »

Les mots ont leur importance et refuser de donner un prénom au nom d’une morale ou d’une éthique, c’est refuser d’accepter l’autre dans ce qu’il est.

Par exemple, ce week-end, j’étais à un mariage et mon amie a pris le nom de famille de son mari. Ceci est totalement acceptée par la société alors qu’il n’y a aucune logique dans cela n’est-ce pas ? Pourquoi alors mettre tout un tas de processus long, de refuser que les personnes trans puissent s’appeler comme elles le souhaitent ?

Au nom de quoi ? Au nom de qui ?

Appeler quelqu’un par son prénom, tel qu’il soit, c’est accepter de dire « Je reconnais ton existence, ton identité et qui tu es au fond de toi ».

Soyons prudent.e.s et appelons les personnes comme elles le désirent.