Ce que l’on ne vous dit pas dans une reconversion professionnelle…

Peut-être que vous le saviez, ou non, mais devenir sexologue est une véritable reconversion professionnelle.

Pourquoi reconversion ? Car je vais changer littéralement de métier, d’univers, de codes professionnels.

SAUF QUE – chaque changement implique son lot de « sacrifices » (à titre personnel, je préfère appeler cela des choix car personne n’a été sacrifié dans ma prise de décision ) et si certains bénéficient du chômage pendant deux ans, nous ne sommes pas tous dans ce cas là.

Les autres, doivent se débrouiller pour réussir à mener de front leur activité professionnelle ET leurs études. Au sein des deux formations que je suis (à l’Institut de Sexologie & le Diplôme Inter-Universitaire en Santé Sexuelle), la majorité des personnes exercent dans le domaine du médical ou paramédical; elles exercent leur métier et le soir doivent en plus se replonger dans les bouquins… Aussi, c’est sans compter celles et ceux qui ont des enfants. Nous sommes une petite poignet à être en reconversion TOTALE, c’est à de dire de faire de la sexologie un métier en tant que tel, et non une approche ajoutée à notre pratique de coeur.

En ce moment, le Vendredi 22 Janvier 2020, je dois avouer que mener de front les cours que je donne, mes obligations professionnelles et commencer à penser à mon essai que je dois rendre pour le DIU en Juin est quelque peu compliqué. J’ai cette douce sensation d’être sur un fil et devoir jongler en tout ça.

Les reconversions, je les ai étudiées, analysées, théorisées…et pourtant, je ne m’attendais pas à un tel chamboulement, une telle organisation, mais surtout, de devoir chaque jour décider quelle tâche mérite mon attention, en ayant toujours ce nuage de culpabilité qui plane au dessus de ma tête…

« Choisir c’est renoncer »

André Gide

Je crois que cette citation ne m’a jamais parue aussi claire et aussi limpide.

Margaux

Photo by Scott Murdoch from Burst