Ce que l’on ne vous dit pas dans une reconversion professionnelle…

Peut-être que vous le saviez, ou non, mais devenir sexologue est une véritable reconversion professionnelle.

Pourquoi reconversion ? Car je vais changer littéralement de métier, d’univers, de codes professionnels.

SAUF QUE – chaque changement implique son lot de « sacrifices » (à titre personnel, je préfère appeler cela des choix car personne n’a été sacrifié dans ma prise de décision ) et si certains bénéficient du chômage pendant deux ans, nous ne sommes pas tous dans ce cas là.

Les autres, doivent se débrouiller pour réussir à mener de front leur activité professionnelle ET leurs études. Au sein des deux formations que je suis (à l’Institut de Sexologie & le Diplôme Inter-Universitaire en Santé Sexuelle), la majorité des personnes exercent dans le domaine du médical ou paramédical; elles exercent leur métier et le soir doivent en plus se replonger dans les bouquins… Aussi, c’est sans compter celles et ceux qui ont des enfants. Nous sommes une petite poignet à être en reconversion TOTALE, c’est à de dire de faire de la sexologie un métier en tant que tel, et non une approche ajoutée à notre pratique de coeur.

En ce moment, le Vendredi 22 Janvier 2020, je dois avouer que mener de front les cours que je donne, mes obligations professionnelles et commencer à penser à mon essai que je dois rendre pour le DIU en Juin est quelque peu compliqué. J’ai cette douce sensation d’être sur un fil et devoir jongler en tout ça.

Les reconversions, je les ai étudiées, analysées, théorisées…et pourtant, je ne m’attendais pas à un tel chamboulement, une telle organisation, mais surtout, de devoir chaque jour décider quelle tâche mérite mon attention, en ayant toujours ce nuage de culpabilité qui plane au dessus de ma tête…

« Choisir c’est renoncer »

André Gide

Je crois que cette citation ne m’a jamais parue aussi claire et aussi limpide.

Margaux

Photo by Scott Murdoch from Burst

Mais au juste, de quoi parlons-nous ?

C’est peut-être LA phrase qui résume le mieux ces 3 jours intenses de formation entre le Jeudi 15 Octobre au Samedi 17 Octobre.

Docteur Waynberg au travers sa sexologie humaniste invite chaque plaignant (nom donné à un patient) à se poser cette question :

De quoi parlons-nous?

C’est vrai ça, de quoi parlons-nous ? Quand un plaignant arrive avec ses soucis érotiques, la vraie question n’est pas comment le (ou les) résoudre mais pour qui le résoudre ? Ahhhhhhh et là commence le débat.

Considérer la vie érotique dans son ensemble est le secret pour résoudre ce qui s’apparente initialement comme un problème. Re-contextualiser, clarifier, comprendre interroger, là sont les bases d’une relation entre un sexothérapeute et son plaignant.

Nous nous devons de ne pas chercher à guérir la cause mais à comprendre son origine.

La suite, au prochain rendez-vous 😉

Nouveau chapitre.

Jeudi 15 Octobre 2020, 10 heures.

Je démarre ce blog qui peut-être deviendra mon site internet pour raconter, marquer et se souvenir de mes premiers pas en tant que future sexologue. Cette année 2020 malheureusement n’a pas été des plus tendre avec l’être humain, le COVID-19 s’est immiscé dans nos vies, et avec lui, toutes les restrictions (confinement pendant deux mois, limitation des déplacements, couvre-feu, télétravail… une drôle d’année).

C’est en plein chaos, et suite à un long travail personnel mené aux côtés de Jean-Michel Jamet que mon ambition, mon envie de guérir les hommes & les femmes que forment ce monde, s’est affirmé.

Mon histoire commence par un loupé d’orientation. Au cours du Lycée en 2010, j’ai longuement hésité entre la Faculté de Médecine pour devenir gynécologue et l’école de commerce…et puis la peur, le syndrome de l’imposteur, sont venus interrompre mes pensées et mon choix final s’est dirigé pour l’école de commerce.

2015, diplômé de mon Master en Management (Développement Humain) et après un mémoire réalisé autour du Burnout (mémoire publié que vous pouvez trouver ici) que je m’envole pour le Royaume-Uni. Pendant près de 3 ans je suis « chasseuse de tête » en finance et prends de plus en plus de responsabilités au sein de mon cabinet de recrutement. Un jour, me rendant compte que je ne suis pas traitée de la même façon que mes collaborateurs masculins, la boite de Pandore s’ouvre… Je décide de créer un réseau professionnel pour femmes françaises et francophones (Entr’elles London) réunissant jusque 1200 membres.

2018, le Brexit bien présent et avec lui l’envie de retrouver mes proches, je rentre en France. Cette envie de poursuivre mon engagement auprès des femmes reste et l’envie d’entreprendre me rattrape avec ce constat : Ces multitudes de parcours de femmes peu importe leur métier, avaient tous un point commun. On essayait de leur faire croire qu’elles avaient un problème, hors ce n’était pas elles le problème, c’était dans l’entreprise dans laquelle elles étaient. Je décide donc de créer HER’OES and associates, conseil en égalité professionnelle pour donner les outils aux entreprises de changer les choses. 

2020, le confinement, une remise en question et mon envie d’aller plus loin. Mon métier au quotidien est d’accompagner les entreprises à créer un environnement plus propice au bon déroulement des carrières des femmes et des hommes qui la composent. Les problématiques que nous rencontrons sont celles du harcèlement sexuel en entreprise, du pouvoir du couple dans une carrière, du rôle des représentations et de l’expression de la puissance et du pouvoir en entreprise.

Aborder l’égalité professionnelle c’est être à la croisée des chemins de l’intime et du professionnel. Devenir sexologue, c’est aborder de façon plus holistique, au moyen d’une  approche prenant en compte l’ensemble des paramètres chimiques et psychologiques, les problématiques que je rencontre au quotidien. En effet, au cours de mes interventions, le mal-être au travail n’est souvent que l’expression, plus facilement admise, d’un mal-être général.

Juillet 2020, la décision est prise: Je vais me former pour devenir sexologue.

La suite, nous l’écrirons ensemble.

Margaux

PS: Voici les coordonnées de mon psychothérapeute, sait-on jamais 😉