C’est ce qu’avance le psychiatre Bessel Van Der Kolk, dans son livre que je ne présente plus “le corps n’oublie rien”.
👇 Je m’explique 👇
📌 Une enfance chaotique, des conséquences catastrophiques
Ils ont été abandonnés, agressés, négligés, abusés, voire violés dans leur enfance ou témoins de violences familiales… et vivent, par la suite, avec ce stigmate d’être des, je cite “malades mentaux”.
Ce qu’il avance dans son livre, est bien évidemment appuyée par plusieurs études et vient rejoindre une autre étude : l’étude ACE.
Celle-ci montre que les expériences traumatisantes durant l’enfance (abus, négligence, instabilité familiale) augmentent le risque de problèmes de santé physique et mentale à l’âge adulte.
Elle met en évidence une corrélation entre le nombre d’expériences négatives et des issues comme les maladies chroniques, la dépression ou les comportements à risque.
On peut se demander ici, qui sont les vrais malades ?
Eux ? Ou la société qui ne condamne pas leurs agresseur•ses ?
📌 Pourquoi je vous en parle ?
Car je reçois des personnes en consultation, avec des troubles psy divers et variés allant de la dépression, à la bipolarité et à chaque fois, ce qu’elles me décrivent est systématique :
On s’intéresse plus à l’expression de leur maux, qu’à leurs origines.
Il est temps de porter un autre regard sur ces maladies, et au lieu de les juger sèvèrement par le tribunal public, peut-être de les regarder comme un indice sur quelque chose qui se serait joué dans l’enfance.
Comme m’a dit une patiente, en citant Michel Audiard :
“Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière.” 🌟
👉 Et vous, accepteriez-vous de changer de regard sur ces maladies ?
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Sources :
– “Le corps n’oublie rien” Bessel van der kolk
– Baker et al, The Canadian Adverse Events Study: the incidence of adverse events among hospital patients in Canada. CMAJ. 2004 May 25;
– McFarlane AC, Bookless C, Air T. Posttraumatic stress disorder in a general psychiatric inpatient population. J Trauma Stress. 2001
– National trauma consortium
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Archives de l’auteur : Margaux
Insatisfaction Sexuelle : L’Impact de l’Âge sur les Couples
En 2023, 56,6 % des femmes et 73,8 % des hommes restent actifs sexuellement entre 50 et 89 ans.
📌Comment expliquer cette différence ?
👉Des hommes plus en couple que les femmes.
Une partie de ces différences s’explique par le fait d’être en couple au moment de
l’enquête : chez les personnes en couple, 77,2 % des femmes et 84,9 % des hommes ont eu
une activité sexuelle dans les 12 mois.
👉 Une autre partie de la réponse tient en deux mots : insatisfaction sexuelle.
La satisfaction décline avec l’âge et plus rapidement chez les hommes que chez les femmes.
Tandis que l’écart n’est que de 7 points de pourcentage chez les 50 – 59 (une satisfaction de 70,8% chez les hommes contre 63,6% chez les femmes), l’écart se creuse avec une différence de 16 points de pourcentage chez les 60 – 69 ans. (une satisfaction de 52,6 chez les femmes et 68,2 chez les hommes).
📌Mon hypothèse :
Également, en plus de l’analyse faite par cette enquête, je présuppose (et je le vois dans mes consultations, mais cela n’est en rien scientifique, juste subjectif), que les femmes refusent de plus en plus des pratiques qui ne leur conviennent plus.
Ajouté à certains désagréments causés par la ménopause (sécheresse vaginale), si le couple ne décide pas d’interroger son script érotique, il est fort probable qu’une insatisfaction globale s’installe.
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Source :
Premiers résultats de l’enquête CSF-2023 | Inserm – ANRS-MIE | 13 novembre 2024
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La sexualité hétérosexuelle doit être une lutte pour le sexe et non une lutte des sexes.🔥
Phrase que j’ai prononcée en consultation, et que j’avais envie de vous partager ici
Le plaisir, le consentement, et le respect mutuel doivent être au centre de nos sexualités, plutôt que des dynamiques de domination ou des affrontements entre hommes et femmes.
Au lieu de chercher l’opposition de nos désirs, cherchons leur union.
Au lieu de marquer nos différences, cherchons nos ressemblances.
Au lieu de s’opposer dans nos envies, cherchons leur trait d’union.
Plutôt qu’un affrontement entre les sexes, la sexualité doit être perçue comme un espace de coopération, de découverte mutuelle, et de compréhension.
Cela suppose que chacun considère son partenaire comme un égal, avec des désirs, des besoins, et des limites à respecter.
Il est temps de repenser les dynamiques sexuelles comme un espace de collaboration et de plaisir partagé, plutôt qu’un lieu où s’expriment les conflits, les inégalités ou les luttes de pouvoir entre les sexes.
👉 Qu’en pensez-vous ?
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Guide de survie à destination des couples pour les fêtes de fin d’année ! 🎄
Les fêtes de fin d’année approchent, et avec elles, leurs lots de disputes familiales.
👉 Afin d’éviter d’y sombrer dangereusement et se protéger votre couple, voici quelques conseils à respecter.
📌 Les 10 règles d’or :
- La charge mentale, tu répartiras.
Je vous laisse aller voir mon post intitulé « le père noël est une femme ».
- Défendre ton / ta partenaire face à la famille, tu feras.
Quoi de plus humiliant que de ne pas se sentir soutenue par son/sa partenaire. Même si vous n’êtes pas d’accord, ne faites pas des repas de Noël, un tribunal public.
- Du temps pour deux, tu prendras.
On peut vite se retrouver noyer avec la famille, la belle-famille, l’organisation, les courses, les cadeaux etc. Prévoyez-vous dès à présent du temps pour vous deux.
- Les propos gênants, tu éviteras.
On évite blagues racistes / misogynes / homophobes, mais aussi de divulguer l’intimité à table !
- De compliments, tu encenseras.
En public ou en privé, n’hésitez pas à couvrir votre partenaire de mots doux. Les moments avec la famille / belle-famille peuvent être particulièrement éprouvants pour certaines personnes, donc un peu de douceur, on ne dit pas non !
- Les limites avec les autres, tu poseras.
Osez dire à votre famille : « Non, ce n’est pas ok de rire de ce sujet, car cela le/la touche personnellement et iel n’apprécie pas. «
- Une équipe, tu formeras
N’oubliez pas que vous êtes un couple, vous formez une équipe dans la vie et ce y compris aux fêtes de fin d’année !
- Son cadeau, tu y penseras.
Ai-je besoin d’en dire plus ?
- De l’intimité physique, tu garderas :
Petit challenge : 5 mns par jour à se prendre dans les bras sans penser au reste, sans se parler et juste à savourer ce moment suspendu.
- Ta sexologue préférée, tu verras
Oui celui-là, il est totalement biaisé (personne n’est parfait).
🎧 : Envie d’en savoir plus ? Notre dernier épisode de Basium @basium.podcast revient sur ces 10 règles d’or !
👉 En voyez-vous d’autres ?
Sur ce… belles fêtes de fin d’année ! 😉
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“Les hommes ont plus de besoins que les femmes “ : FAUX
Selon Enquête sur la Sexualité en France*, 73% des femmes et 59% des hommes français adhèrent à la croyance selon laquelle « par nature, les hommes ont plus de besoins sexuels que les femmes ».
Le problème de ces stéréotypes est qu’ils ne sont pas sans conséquences, puisque beaucoup de Françaises et de Français vont se repérer, et parfois même se construire en fonction d’eux.
Selon le dernier rapport du Haut Conseil à L’Égalité (HCE) entre les Femmes et les Hommes, les Français·e·s ont du mal à se détacher des stéréotypes associés à leur genre.
En effet, on observe chez les hommes une adhésion toujours plus forte aux stéréotypes masculinistes et chez les femmes une injonction importante à la féminité :
Par exemple, 70 % des hommes pensent encore qu’un homme doit prendre soin financièrement de sa famille pour être respecté dans la société ou 13 % qu’il faut avoir beaucoup de partenaires sexuels.
Cette croyance a des incidences sur les pratiques sexuelles des femmes qui reconnaissent accepter davantage d’avoir des rapports sexuels sans en avoir envie.
Je le constate jour après jour dans ma pratique.
Dramatique.
J’aime à dire que les femmes ont autant de besoins que les hommes, la différence réside en l’accueil qui leur est fait par la Société.
👉 Et vous, qu’en pensez-vous ?
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Sources :
Bajos, N., Ferrand, M., Andro, A., avec la collaboration d’ Prudhomme, A. (2008) . La sexualité à l’épreuve de l’égalité. Dans Bajos, N. et Bozon, M. (dir.), Enquête sur la sexualité en France Pratiques, genre et santé. ( p. 545 -576 ). La Découverte.
BAROMÈTRE SEXISME – VAGUE 3 – JANVIER 2024
Étude réalisée par Viavoice pour le Haut Conseil à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes
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Impact des Smartphones sur nos Relations Amoureuses
« Ah mais la TV dans la chambre, c’est un tue l’amour «
Combien sommes-nous à avoir pensé cette phrase ?
Beaucoup.
Combien sommes-nous à nous endormir avec nos téléphones ?
Bien plus.
La TV avait l’avantage, d’être une activité “commune” dans le couple.
Le problème des téléphones, c’est que chacun est dans son monde sans aucune possibilité de connexion. Dans la chambre, vous n’êtes pas 2, mais 4 en réalité.
On ne se rend pas compte de l’impact des téléphones sur nos vies de couple.
Dans le lit, ce sont de véritables tue-l’amour, car ils empêchent tout partage, tout échange, toute communication qui, je vous le rappelle, sont les piliers du couple.
À titre personnel, j’ai décidé d’opérer une vraie digital detox le week-end car ouvrir les réseaux sociaux était devenu un réflexe.
👉 Faites le test, le soir en rentrant, déposez vos portables dans l’entrée et regardez ce qu’il se passe.
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Les Hommes Victimes de Viol : Briser le Silence
En 2023, 29,8 % des femmes et 8,7 % des hommes de 18-69 ans déclarent avoir subi un rapport forcé ou une tentative de rapport forcé au cours de leur vie.
Ces chiffres sont dramatiques car on ne peut imaginer les conséquences sur la vie des victimes.
Ce qu’ils soulèvent, c’est que les hommes sont aussi concernés.
Je les vois dans mon cabinet, qui timidement, avec une immense pudeur et une honte, m’avouent à demi mot ce qu’ils ont vécu.
Ils le disent sans jamais prononcer le terme, fuyant mon regard, en préférant parler d’abus.
Ils se sentent couverts par la honte, impuissants, emasculés psychiquement car « il faut vraiment être un mec faible pour être v!0lé ».
Personne n’en parle, ils n’ont pas voix au chapitre et c’est souvent parce qu’ils rencontrent des difficultés se×uelles, qu’ils me consultent.
L’auraient-ils faits pour parler de ce qu’ilsont vécu? Je ne pense pas.
Cette émasculation psychique a des conséquences, vous vous en doutez sur leur vie intime avec souvent des répercussions physiques comme des difficultés erect¡les.
Le v!o¡ subi par les hommes est un impensé.
👉 Levons ce tabou et créons des espaces de paroles dédiés.
Si certain•es ont des sites / groupes de parole à recommander je suis preneuse 🙏
👉 Et vous ? Aviez-vous envisagé que les hommes puissent être victimes également ?
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Source :
Recherche CSF 2023 | Premiers résultats | 13 novembre 2024
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Entretenir Votre Relation : 5 Conseils Pratiques
Évident dit comme ça, pourtant, c’est le piège dans lequel se trouvent de nombreux couples.
📌 Je m’explique
Le début de relation est souvent synonyme de Lune de Miel : on fait attention aux détails, que ce soit sur soi ou pour l’autre, on cherche à lui faire plaisir. On ne vit que d’amour et d’eau fraîche, et ça nous va très bien.
Et puis l’installation à deux : changement de dynamique.
J’observe fréquemment une cassure au niveau du désir lors de l’installation à 2 : la magie n’opère plus, le quotidien devient banal et la vie routinière.
On ne met plus l’autre en priorité et on se dit que » comme on vit ensemble, ça va ».
Résultat des courses : Quand je pose LA question du temps passé de qualité ensemble, la réponse est souvent très très basse.
Le couple passe souvent beaucoup de temps en dehors, avec d’autres (familles et amis), et le seul moment dont il dispose est le dimanche soir.
📌 Comment faire pour rechanter le quotidien ?
• Ne pas oublier qu’un couple…ça s’entretient !
• Prendre le temps d’analyser réellement le temps passé ensemble
• Changer sa vision en parlant de rituel plutôt que de routine.
• Se réserver créneau rien qu’à deux chaque semaine.
• Mettre des petites attentions au quotidien : un mot doux glissé dans le sac, acheter le dessert favori de l’autre, s’écrire pour autre chose que le quotidien, s’envoyer une lettre (même si on vit ensemble), prévoir des week-end à deux…
Bref, reprendre ces petits élèments qui ont fait le sel du début de la relation et les mettre au goût du jour !
👉Et vous, voyez-vous d’autres astuces ?
Les Bienfaits du Contact Peau-à-Peau
La peau nous relie à notre cerveau plus qu’on ne le croit.
📌 Petite explication
Au cours de l’embryogenèse, c’est de la peau d’où se forme le cerveau. En effet, trois semaines après la fécondation et la rencontre des deux gamètes, il va y avoir ce que l’on appelle la gastrulation va être à l’origine de trois couches cellulaires, elles-mêmes à l’origine de trois structures importantes :
- L’endoderme (intestins, poumons, foie),
- Le mésoderme (reins, os, muscles, systèmes vasculaires, organes reproducteurs) et
- L’’ectoderme, qui est la couche extérieure, à l’origine à la fois de l’épiderme et de tout le système nerveux central et périphérique.
Nous y sommes : la peau, et le cerveau font partie du même ensemble.
Preuve en est, à la naissance d’un enfant, le peau-à-peau est la première chose que font faire au nourrisson les professionnels de santé.
(Je me souviens quand mon fils était en réanimation, les pédiatres nous encourageaient énormément à le prendre dans nos bras malgré ses cable).
📌 Plus qu’être lié…
la peau est le seul organe qui relie tous nos cinq sens.
Elle marque la frontière entre nous, et le reste du monde.
Notre vocabulaire est imprégné de sa globalité avec les expressions comme » être mal dans sa peau », « être à fleur de peau », « être dans la peau de quelqu’un ».
👉Raison de plus pour prendre le temps (et le soin) de se faire de vrais câlins, de se serrer dans les bras une minute, que ce soit avec des amis, des amours.
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Comment identifier qu’un enfant est victime de violences sexuelles ?
1 enfant sur 10 est victime d’inceste. Car cela ne concerne par les autres, voici des indices présentés lors de ma formation au CRIAVS.
⚠️ La plupart des indices ne sont ni très sensibles ni très spécifiques. Ce qui va être important à avoir en tête c’est leurs cumuls. Certains ne seront pas perceptibles et si on ne veut pas voir, on ne les voit pas. ⚠️
📌 Les signes d’alerte (non spécifiquement sexuelle)
• Un changement récent du comportement de l’enfant
• Apparition subite de peurs incontrôlables, de pleurs, d’une tristesse, d’une énurésie (incontinence urinaire), d’une encoprésie (incontinence fécale propre à l’enfant), de troubles de l’appétit (anorexie, boulimie), de troubles du sommeil (terreurs nocturnes, insomnies, cauchemars, difficultés d’endormissement, refus d’aller se coucher)
• Le désinvestissement d’activités significatives (conduites ludiques, scolarité)
👉 Chez l’enfant en bas âge (avant 3 ans) :
• Augmentation des cris ou des pleurs,
• Troubles de l’alimentation,
• Troubles du sommeil, hyperactivité ou apathie,
• Ralentissement de l’évolution du développement psychomoteur
👉 Chez l’enfant d’âge scolaire :
• Retard de développement, voire régresser à un stade antérieur, énurésie, encoprésie et perturbations scolaires (refus de fréquenter l’école, ralentissement du fonctionnement intellectuel, diminution des performances, etc.)
• Problèmes de comportement : cachotteries, fugues, agressivité, hyperactivité, repli sur soi, conduites d’évitement (évitement des situations rappelant le traumatisme initial).
👉 Chez les adolescents :
Indices les plus évocateurs d’une souffrance sont :
• Les comportements asociaux et délinquants,
• Les
actes d’autodestruction (scarifications, automutilations, idées ou conduites suicidaires),
• Les addictions (alcoolisme, toxicomanie),
• Les fugues répétées,
• Les troubles de I’humeur (dépression) et les conduites d’évitement.
Pour en savoir plus : https://violences-sexuelles.info/mineur-en-danger-2-4-le-signalement-au-119/
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