Un·e Français·e sur 4 n’est pas satisfait de sa vie sexuelle. 

S’il y a bien une chose sur laquelle les hommes et les femmes tombent d’accord, c’est l’insatisfaction.

📌 La preuve :

 🔸 35 % des femmes se disent insatisfaites de leur vie sexuelle.

 🔸 40 % des hommes aussi.

Lisez bien ça : plus d’un·e Français·e sur trois ne trouve pas son compte sous la couette.

Alors… qu’est-ce qu’on attend pour faire la révolution ?

Sans doute d’envisager une vie d’amour sans sexe ? 

📌 Mais c’est là que le bât blesse :

🔹 Près de 6 hommes sur 10 déclarent qu’ils quitteraient leur compagne s’il n’y avait plus de rapports sexuels.

🔹 Contre 4 femmes sur 10.

Et là, moi, je pense à ces dizaines de femmes en consultation, venues pour une « baisse de désir ».

Et à cette réponse que j’entends encore et encore à ma question « Pourquoi êtes-vous là ? »

 « Pour mon mari. »

Bref. Il y a quelque chose de pourri au royaume de la baise.

Il est temps d’aller voir ce qu’il se passe.

De comprendre les mécanismes, les normes, les violences invisibles, les malentendus…

C’est ce que je vous propose avec ce livre.

 👉Et vous ? Pensiez-vous que ce chiffre était aussi élevé ? 

📚Pour retrouver la Malbaise 

– En précommande dès maintenant

– En librairie le 30 avril

– Soirée de lancement le 30/04 à 19h30 au Merle Moqueur (Paris 20e)

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Chiffres provenant de mon livre à paraître “ La Malbaise”, Ed.Payot. 

Sources : 

– Étude Ifop pour The Poken Company réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 1 au 5 mars 2021 auprès d’un échantillon de 5 025 femmes, représentatif de la population féminine âgée de 18 ans et plus résidant en Italie, en Espagne, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni.

– Enquête menée pour l’application de rencontre Chez Q auprès d’un échantillon de 1000 personnes représentatives de la population française (18 ans et plus), août 2021.

👋 Moi, c’est Margaux, je suis se×ologue, et je vous reçois à Boulogne-Billancourt ou en visio

La sexualité commence en dehors de la chambre à coucher

On pense souvent que la sexualité obéit à des règles qui ne lui appartiennent qu’à elles, qu’elle n’est pas sous l’influence de nos émotions, et qu’à partir du moment où nous “décidons avoir un rapport”, celle-ci devrait obéir à cette injonction.

Il n’en est rien.

Quand les couples viennent me consulter pour une baisse de désir, ils s’attendent parfois à ce que je creuse tout de suite sous l’angle du trauma (ce que je fais, mais pas de suite), que je dise à la personne qui a le moins de désir “c’est mal, motivez-vous”, que je vienne leur fournir une recette mira-cul-euse.

Il n’en est rien.

Au contraire.

Je m’interroge sur le temps qu’ils passent ensemble, sur la place de la séduction.
Je leur demande de me décrire précisément leurs semaines et, telle une Agatha Christie du désir, je traque ces moments où l’amour s’efface.

Car oui, la sexualité commence bien avant la chambre à coucher.

Elle se glisse dans un baiser volé.
Dans une main qui effleure.
Dans un regard échangé plutôt qu’une soirée absorbée par Netflix.
Dans ces mots doux qu’on glisse dans une poche.
Dans ceux qu’on prononce chaque jour et qui disent : “Je te choisis, toi.”

👉 Et vous, aviez-vous déjà considéré la sexualité sous cet angle ?

Comment concrètement parler de sexualité avec son/sa partenaire ?


« Il faut parler de sexualité avec votre partenaire » disent les sexologues (dont je fais partie)

Oui mais comment ?

Hier, après avoir publié mon post sur le contrat érotique, une personne m’a justement fait ce commentaire.

📌 Quelques prérequis à avoir en tête :

– Ne faites pas cela juste à la sortie d’un moment intime, cela évitera de donner l’impression à votre partenaire que quelque-chose s’est mal passé. Si vous devez choisir un moment pour parler de sexualité, faites le, si possible, loin d’un moment sexuel.
– Prévoyez un moment au calme, pas dans un lieu public.
– Ce n’est pas le moment de faire des reproches, l’idée ici est de créer un espace de discussion ouvert et libre.
– Ne faites pas ça en pleine crise/ tempête : les mots risquent de dépasser votre pensée.
– Ne coupez jamais la parole.
– Posez des questions ouvertes.

📌 Comment aborder la question :

1. « Dis moi, je me dis que ça fait longtemps que l’on n’a pas parlé de notre intimité / de nous / de notre sexualité – que dirais-tu qu’on en discute maintenant / ce soir ?. Je te rassure, rien de grave au contraire, mais je me dis que ce sujet mérite qu’on en parle en dehors des moments intimes « 

2. « Cela fait longtemps que nous n’avons pas parlé de nous, ça te dirait qu’on fasse un point sur notre sexualité, nos envies ? »

3. « J’aimerai beaucoup qu’on se prévoit un moment de partage sur notre couple, où on parlerait de sexualité, entre autre. Quand serais tu disponible pour qu’on prenne ce temps ? »

Bonus :
« Je lis les publications d’une (super 😎) sexologue sur les réseaux, et elle conseille d’aborder au moins une fois par trimestre la question de la sexualité dans son couple, et si on se prévoyait ça? ».

📌 Quoi aborder ?

1. Que penses-tu de notre intimité ?
2. Comment te sens-tu dans ton corps et dans ta tête en ce moment ?
3. Quelles sont les pratiques qui te procurent le plus de plaisir ?
4. Et au contraire, celles qui ne te procurent pas de plaisir
5. Si tu pouvais changer quelque chose, qu’est ce que ce serait ?
6. Si je pouvais changer quelque chose, qu’est-ce que je pourrai faire de différent ?
7. As-tu des choses que tu souhaiterais me dire et que tu n’oses pas ?
8. Quelles sont tes envies ?
9. Qu’est ce qui pourrait te donner envie en sexualité (pratique / univers / jouet / support )
10. Jusqu’à notre prochain point, qu’est ce qu’on peut se souhaiter ?

(Liste non exhaustive)

📌 Et après ?
– Pour la team organisée : Mettre en place un date trimestriel, « un sexo date », où vous reprendrez mes 10 questions et vous debriferiez des mois écoulés.
L’astuce : choisir votre date de rencontre comme repère.
– Pour la team spontanéité : Ayez en tête de de faire ces points au moins 2 fois par an

« Il est temps de réinventer le contrat. »


C’est ce que je dis à 90 % des couples que j’accompagne quand ils viennent consulter pour une baisse de désir.

On croit que la sexualité est spontanée, naturelle, libérée. Mais en réalité, comme tout le reste, elle suit des codes : ce qu’on appelle les scripts érotiques (je reviendrai dessus dans un autre post).

📌 Le contrat sexuel, c’est quoi ?

Sans même s’en rendre compte, chaque couple établit un « contrat » en début de relation :

👉 La fréquence des rapports
👉 Les pratiques qu’on adopte (ou qu’on évite)
👉 Les mots qu’on s’autorise à dire
👉 Les lieux où l’on fait l’amour
👉 Les scénarios qui se répètent

C’est inconscient.

Mais au fil du temps, ce contrat devient une routine.

Et c’est là que ça coince.

Parce que nous, on évolue, mais lui, non.

📌 Comment réinventer son contrat sexuel ?

1️⃣ Prendre conscience du contrat existant

Faites le point sur vos habitudes : quels sont les non-dits, les interdits tacites, les répétitions ?

2️⃣ Identifier ce qui a changé

Vos envies ne sont plus les mêmes qu’au début : lesquelles ont émergé ? Lesquelles se sont effacées ?

3️⃣ Exprimer sans pression

Parlez-en sans attente immédiate. Le but n’est pas d’imposer, mais d’explorer ensemble.

4️⃣ Créer un nouveau cadre

Réinventer un espace de désir où chacun se sent libre d’évoluer, d’expérimenter, sans peur du jugement.

👉 Et vous, avez-vous déjà revisité votre contrat sexuel ?

Si vous sentez que le dialogue est compliqué, je peux vous accompagner.

Parlons-en.

Impact des Smartphones sur nos Relations Amoureuses

« Ah mais la TV dans la chambre, c’est un tue l’amour « 

Combien sommes-nous à avoir pensé cette phrase ?

Beaucoup.

Combien sommes-nous à nous endormir avec nos téléphones ?

Bien plus.

La TV avait l’avantage, d’être une activité “commune” dans le couple.
Le problème des téléphones, c’est que chacun est dans son monde sans aucune possibilité de connexion. Dans la chambre, vous n’êtes pas 2, mais 4 en réalité.

On ne se rend pas compte de l’impact des téléphones sur nos vies de couple.

Dans le lit, ce sont de véritables tue-l’amour, car ils empêchent tout partage, tout échange, toute communication qui, je vous le rappelle, sont les piliers du couple.

À titre personnel, j’ai décidé d’opérer une vraie digital detox le week-end car ouvrir les réseaux sociaux était devenu un réflexe.

👉 Faites le test, le soir en rentrant, déposez vos portables dans l’entrée et regardez ce qu’il se passe.

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« On parle d’accorder, aux hommes accusés, la présomption d’innocence. Mais à quand la présomption de crédibilité pour les accusatrices ? »

En pleine lecture du dernier essai de Mona Chollet, « Résister à la culpabilisation », l’autrice relate un entretien entre Giulia Foïs et l’avocat Claude Katz*, qui dit en ces termes : 

 » […] De même, on ressasse – sans toujours bien le comprendre – le principe de la « présomption d’innocence » s’agissant des hommes accusés… Mais sans penser à accorder aux accusatrices une présomption de crédibilité. »

Cette phrase prononcée par un avocat mérite qu’on s’y arrête, car j’ai la sensation qu’elle appuie sur un point obscur de notre système judiciaire.

Comme le précise, l’association Women For Women* : « Dans la plupart des cas, les auteurs de violences utilisent des stratégies pour discréditer leur victime et se servent du système judiciaire pour continuer à la contrôler et la dominer.

Un mot : la méthode DARVO «Deny, Attack, Reverse Victim and Offender»,

Une stratégie couramment utilisée par les auteurs de violences conjugales (mais pas que) qui désigne le fait de nier, attaquer et inverser les rôles de victime et d’agresseur.

Cette stratégie commence à être mise en lumière dans de nombreux pays pour identifier la manipulation des agresseurs. »

Il est temps de mettre la lumière sur cette manipulation et de créer un système judiciaire efficace pour protéger nos victimes.

Alors à toutes les victimes, on vous voit et on vous croit ✊ 💜

👉 Et vous ? Que pensez-vous de cette citation ?

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* Claude Katz est un avocat français spécialisé en droit du travail et plus particulièrement dans la défense des victimes d’agressions sexuelles et viols. 

De 1992 à 2021, il est avocat de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), ainsi que le Collectif féministe contre le viol (CCFV) et le Planning familial. 

* Women for Women est un portail de ressources multilingue pour toutes les victimes de violences conjugales en France et les professionnels qui les accompagnent.

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Connaissez-vous la différence entre l’estime de soi et la confiance en soi ?

Il n’est pas rare d’entendre cette phrase prononcée anodinement, “elle n’a pas confiance en elle”.

Cette phrase est prononcée comme une sentence irrévocable, enfermant avec elle, toute possibilité de sortie, engluant en son sein un stéréotype vieux depuis des millénaires et ne laissant à sa proie, pas d’autres choix que d’accepter le coup du sort. 

Il existe pourtant une incompréhension sur ce qu’est la confiance en soi, souvent confondue avec l’estime de soi.  

 📌Rappel des termes

L’estime de soi : Ce que l’on perçoit de notre valeur.

La confiance en soi : Ce que l’on perçoit de nos capacités. 

Le premier est un ressenti, le second est du registre de l’action. 

On peut se sentir capable de grimper une montagne, mais avoir une faible image de soi.

On peut avoir une belle estime de soi et ne pas se sentir capable de grimper cette même montagne.

 📌Ce qu’il faut retenir 

Employer les bons mots, c’est éviter à de nombreuses personnes de s’enferme dans un cliché.

On peut avoir confiance en soi, en ses capacités d’action et, à cause de son passé, avoir une faible estime de soi. 

👉Cessons cette catégorisation permanente des individus, cette analyse faite au couteau,  qui retire cette belle nuance de l’âme humaine. 

👉Et vous ? Vous a-t-on déjà asséné d’un trait de personnalité qui n’était pas le votre ? 

La virginité est une invention.


La virginité féminine ne correspond à aucune réalité anatomique.

En clair, que vous soyez vierge, ou non, il n’y a absolument aucune différence anatomique.

Je m’explique, chez beaucoup (la majorité) des personnes, il existe cette image que l’hymen serait une membrane fine, qui recouvrirait l’orifice vaginal et que lors de « la première fois » elle serait percée par le pénis de l’homme.

Il n’en est rien.

Il existe autant d’hymens que de femmes. Certaines femmes vont en avoir des très fins et très souples, avec pour conséquence que lors du premier rapport sexuel, il n’y aura pas de saignement car l’hymen n’aura pas été « blessé » lors de la pénétration.

L’hymen ressemble plus à un anneau élastique, qui entoure l’entrée du vagin.

Dès lors, vous comprenez aisément que le terme « perdre sa virginité » n’a absolument aucun sens, car la plupart des femmes naissent avec un hymen ayant déjà une ouverture, donc déjà perforée.

Ce terme est une notion inventée pour permettre encore plus le contrôle du corps des femmes.

👉 Le saviez-vous?
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“Ce n’est pas que vous n’avez pas de désir, c’est tout simplement, qu’il ne peut pas s’exprimer”

(Un peu de sexologie en ce mercredi, c’est cadeau 🎁 )

Cette phrase, très souvent, vient soulager les personnes que je reçois en consultation.

Quand on vient me voir, les personnes sont perdues, ne savent pas par quel bout entamer la thérapie et ont l’impression d’avoir tout essayé.

Ce qui est important en sexologie, c’est de dissocier le fond de la forme.

📌 Tu peux avoir du désir, mais…

– Si tu es stressé·e

– Si tu n’arrives pas à prendre soin de toi

– Si ton environnement professionnel est étouffant

– Si tu ne te sens pas soutenu·e par ton/ta partenaire

– Si ta charge mentale est plus longue qu’une liste de courses

– Si ton identité de femme/homme se retrouve noyée entre tous tes autres rôles

📌 Comment veux-tu que le désir prenne sa place ? 

👉 Comprendre ce qui appartient à la forme et ce qui appartient au fond, permet d’ores et déjà de se rassurer et d’ouvrir des pistes de réflexion : 

👉 Est-ce que je n’ai fondamentalement pas envie ou est-ce que le contexte ne me permet pas d’avoir envie ? 

👉 Demande-toi : quand je suis en vacances, est-ce que le désir vient plus facilement ? Si oui, c’est avant tout une question de forme 😉

👉 Ne te laisse pas enfermer dans des prophéties autoréalisatrices : « je suis incapable d’avoir du désir » – c’est faux, tu peux en ressentir, demande-toi simplement si ta sexualité, là, telle qu’elle est présentée, te convient vraiment.

Je vous laisse réfléchir dessus et me dire ce que vous en pensez en commentaire  🙏

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#sexologie

Écouter les Maux du Corps

Je profite de ce Jeudi pour me permettre une citation, et pas n’importe laquelle, de Platon.

“Les maux du corps sont les mots de l’âme, ainsi, on ne doit pas chercher à guérir le corps sans chercher à guérir l’âme.”

Sans tomber dans du chamanisme bon marché, cette phrase mérite qu’on s’y intéresse quelques instants

📌 Du côté de chez Platon 

La philosophie de Platon était guidée par l’art de trouver l’équilibre entre l’âme et le corps.

En quelques mots, une fois que l’homme a éduqué son corps et lui a apporté les soins nécessaires (sport, nourriture), l’âme s’apaise et redevient apte à mener sa quête vers le monde des Idées.

De façon plus claire, être en paix avec soi-même serait le juste équilibre entre le corps et l’esprit. 

📌Combien sommes-nous à ne pas nous écouter, véritablement ? 

Parfois, et je le croise très souvent en consultation, notre corps nous dit ce que nous ne voulons pas entendre.

📍L’érection : 

Une absence d’érection chez un homme, n’est pas dû à un problème purement mécanique, dans 90% des cas, c’est généralement psychologique.

Une fois la cause médicale est exclue, il vaut venir aller creuser ce que signifie cette érection, qui en réalité peut cacher, un manque de désir pour son / sa partenaire, une lassitude, un besoin de renouveau, une baisse de morale… 

📍Le vaginisme 

Il est en de même pour le vaginisme. 

L’approche est double : physique avec des ostéopathes / kiné spécialisés et psychologique avec des psychologues / sexologues.  

👉Apprenons à écouter les maux du corps, qui sont très souvent les mots de l’esprit. 

👉Cessons cette vision différentialiste du corps et l’esprit et notre santé, dans sa globalité, s’en retrouvera bien mieux.

On en parle ?

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