Télétravail et libido : près des yeux, près du corps ?

Un immense merci à Welcome to the Jungle France et à Aurélie Cerffond pour notre échange autour de cette question éminemment complexe.

Car oui, il est prouvé que 72% des télétravailleurs déclarent faire plus l’amour avec leur conjoint en télétravail.

Quelle est la recette pour trouver le juste équilibre entre télé-travailleur·se et amant·e ?

C’est ce que je vous dévoile dans cet article 😉

https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/teletravail-libido-pari-gagnant-gagnant

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Et si on arrêtait de mettre à distance nos émotions ? ❌️

“C’est à cause de mes hormones”

“Mon cerveau a du mal à déconnecter “

“Mon corps n’arrive plus à avancer”

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais nous avons toutes et tous parfois cette fâcheuse habitude de nous dédouaner de nos émotions comme si nous en avions honte.

Dans une époque qui prône le partage à outrance, je crois que nous n’avons jamais été autant éloignés de nous, de nos ressentis et de nos sentiments.

Nous sommes dans une ère où nous mettons notre cœur et notre corps à distance pour mieux s’en détacher.

📌Mais au nom de quoi ?

Depuis quand se sentir bouleversé·e est devenu honteux ?

Depuis quand ne plus rien ressentir est devenu le nec plus ultra ?

Sommes-nous en train de devenir des machines comme les autres où chaque émotion est programmée, calculée ?

Je vous prépare un prochain post sur ce sujet, mais je n’en peux plus d’entendre parler de “gestion des émotions”.

Une émotion est vivante, preuve en est son étymologie : “ex movere” qui signifie sortir de soi.

Pourquoi vouloir la mettre en cage ?

📌 Redonnons ses lettres de noblesse à nos ressentis

Osons-nous montrer vulnérable.

Osons parler de nous.

Osons dire “je suis bouleversé·e”, “je suis ému·e”, “je suis chamboulé·e”.

Aujourd’hui nous ne savons plus parler de nous, ni dire ce que l’on ressent tellement cette mise à distance est excessive.

Dès lors, comment s’attendre à ce que l’Autre en fasse autant ?

Comment espérer une communication fluide quand nous ne savons plus nommer ce qui nous traverse ?

👉 Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

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#couple#communication

Derrière chaque femme hétérosexuelle en couple avec enfants qui réussit professionnellement, il y a un homme déconstruit.

J’ai longtemps hésité avant d’écrire ce post, c’est pour cela que je vais vous demander de le lire en entier et de ne pas vous arrêter au titre. 

 📌Avant de me jeter la pierre, laissez-moi vous rappeler ces quelques chiffres : 

 👉L’arrivée du premier enfant ferait perdre aux femmes 30 % de leurs revenus sur le long terme.

 👉En moyenne, les femmes vivant en couple hétérosexuel perçoivent un revenu inférieur de 42% à leur conjoint. (Par comparaison, cet écart n’est que de 9 % entre les femmeset les hommes célibataires)

 👉Près de 40% des femmes vont modifier leur activité après une maternité (qu’il s’agisse d’un changement de statut, d’horaires, d’intensité du travail voire même d’un retrait du marché du travail…

Comme le dit si bien Lucile Quillet, “les femmes deviennent la variable d’ajustement du couple”.

Dès lors, on ne peut que de se demander comment réussir sa vie professionnelle et sa vie de famille ?

Pourquoi devrions-nous choisir ? 

Une autre alternative est-elle possible ? 

 📌Lorsqu’on est une femme hétérosexuelle en couple avec enfant(s), notre réussite professionnelle ne dépend pas que de nous.

Hormis d’avoir les moyens de s’offrir un·e baby-sitter, très souvent, notre réussite professionnelle dépendra de notre partenaire masculin  : 

❌Si notre partenaire ne peut s’occuper des enfants le matin / le soir, comment avoir la chance de développer son réseau professionnel / de travailler tard si comme moi, votre métier est en décalage des horaires classiques ? 

❌Si notre partenaire ne peut s’interrompre la journée pour chercher l’enfant malade, comment développer son activité correctement ?

❌Si notre partenaire ne sait gérer la maison, et les tâches ménagères, comment se sentir libre de partir quelques heures / jours / semaines pour un évènement professionnel / une formation ? 

 👉Qu’en pensez-vous ? 

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*Sources : 

– INED

– “Le coût du divorce ou comment le couple appauvrit les femmes”, Observatoire de l’émancipation économique des femmes,Hélène Gherbi et Lucile Peytavin, 2024. 

– « Écarts de revenus au sein des couples: trois femmes sur quatre gagnent moins que leur conjoint » INSEE, 2014.

– “ Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en France: une lente convergence freinée par les maternités”, INSEE, 2019.

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“ La circonstance qui est à l’origine du reproche n’en est pas forcément la cause réelle: elle déclenche seulement l’amplification d’un élément jusque-là dormant. “ Mony Elkaïm

Cette phrase, nous devrions toutes et tous l’avoir en tête.

 📌Ce qu’il faut en comprendre :

Généralement, il y a le motif primaire de dispute, et ce que l’on reproche fondamentalement à l’autre (le motif secondaire), parfois plus profond, parfois plus enfouie, et parfois même, présent depuis des années.

C’est quelque chose que je rencontre fréquemment en consultation

 📌Comprendre ce que l’autre nous renvoie, l’analyser, faire un travail sur soi, afin de désamorcer un grand nombre de situations.

– Qu’est-ce qui m’énerve exactement ?
– Pourquoi je ressens cette colère / frustration / tristesse ?
– Comment aurais-je voulu que mon / ma partenaire agisse ?
– Est-ce que cette colère ne provient que de la situation ou il y a quelque chose derrière ?
– Est-ce la première fois que cette situation vient me bousculer ? Sinon, qu’a-t-elle de semblable avec les autres fois ?

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#sexologie#thérapie#thérapiedecouple

« Nous sommes dans une époque où tout va trop vite, trop fort, où le mieux est forcément ailleurs, où l’on désire ce que l’on ne possède pas et où l’on possède ce qu’on ne désire pas …»

Ces mots sont ceux de l’édition spéciale de ma newsletter pour Kessel Media.

En ce Lundi matin, si nous prenions un temps, ne serait-ce qu’un instant pour réfléchir à nos relations, et à comment nous les envisageons ?

Quelle place nous leur faisons ?

Comment nous les cherissons ?

Comment être sûr que nos désirs soient bien les nôtres et non ceux des autres ?

👉 Et vous ? Qu’est ce que ces mots vous inspirent ?

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#PhilosophieduLundi

Si l’amour rend aveugle, le divorce, lui appauvrit. 

Aujourd’hui est publié “Le coût du divorce – ou comment le couple appauvrit les femmes” – note de l’Observatoire de l’émancipation économique des femmes par  Hélène Gherbi et Lucile Peytavin.

Et le moins que l’on puisse dire, est que le constat est édifiant… 

📌Voici quelques chiffres …

👉 20 % des femmes basculent dans la pauvreté au moment du divorce, contre 8 % des hommes.

👉 Leur niveau de vie baisse de 22% contre 3 % pour les hommes.

👉 Leur taux de pauvreté des femmes avec enfants s’élève à 34% (contre un taux de pauvreté général de 13%)

👉 La chute de revenus des femmes sexagénaires s’élève à 31%.

📌…révélateurs d’un problème structurel 

Comme l’écrit Anne-Cécile Mailfert en préambule : “ le divorce ou la séparation sont souvent révélateurs de mécanismes de précarisation qui préexistent. Le mariage est bien souvent une spirale à pauvreté pour les femmes.”

En effet, le mariage hétérosexuel permet aux hommes de renforcer leur sécurisation

économique avec plus de temps disponible dédié à l’évolution de leur carrière là où les femmes vont subir de plein fouet la pénalité maternelle, une moindre possibilité d’épargne, une répartition des dépenses à 50/50 sachant que dans 75% des cas elles gagnent moins que leur partenaire.

📌Voici quelques recommandations par le collectif mères isolées

  • 1 6 semaines de congé maternité ou paternité supplémentaires
  • Le versement d’une Allocation familiale dès l’arrivée du premier enfant
  • La prise en compte du statut de parent isolé par les municipalités dans l’attribution des places en crèche et dans le calcul du Quotient familial pour la facturation des prestations à l’enfance
  • Des trimestres supplémentaires et une majoration du montant de la pension de retraite

Je ne peux que vous enjoindre à aller lire la note,

Elle est essentielle. 

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#violenceéconomiques #divorce

🎧 Épisode 5 : Sexsomnie, un témoignage indispensable.  🎧 

Vous ne le savez peut-être pas, mais je suis co-hôte d’un podcast pour parler de sexualité autrement : Basium

Aujourd’hui, nous allons vous parler d’un sujet éminemment complexe et peu abordé : la sexsomnie. 

 👉La sexsomnie est un type de parasomnie, un trouble du sommeil qui intervient en pleine nuit de manière inconsciente. 

Elle se caractérise par un comportement sexuel incontrôlable et dont la personne atteinte ne garde aucun souvenir. 

 👉Très peu documentée et assez rare, la sexsomnie est loin d’être anodine car elle peut provoquer des problèmes physiques et psychologiques chez la personne atteinte qui n’a aucun contrôle sur ses crises ainsi que des problèmes juridiques, notamment dans le cadre d’agressions sexuelles. 

 👉C’est pour sensibiliser, ouvrir des discussions que Clément a pris la parole sur ce sujet qui le touche depuis des années.

Aussi, c’est pour permettre aux personnes qui vivent cette situation et qui écouteront ce podcast, de comprendre ce qui leur arrive et surtout, apprendre à gérer la situation pour se protéger eux-mêmes et protéger les autres. 

Nous vous souhaitons une très belle écoute  😘

📍Le lien de l’épisode : https://linktr.ee/basium.podcast

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#podcast #basium #basiumpodcast

La nymphomanie : une invention sexiste ?

Dans le cadre de ma participation au live sexo avec Santé Magazine il y a quelques mois, nous sommes revenus sur un concept qui mériterait d’être quelque peu questionné, mais surtout…dépoussiéré.

📌 Petite histoire

Pendant très longtemps, nous avons appelé “nymphomanes” des femmes qui avaient envie de faire l’amour.

La nymphomanie peut être définie comme : “Un dysfonctionnement de l’utérus (le terme signifiant furie de l’utérus), menant à un appétit sexuel plus grand que la norme définie”.

Sauf que personne n’est à même de savoir ce qu’est la norme définie.

Enfin si… selon les normes à l’époque imposées aux femmes.

Selon l’historienne Carol Groneman, « la nymphomanie est une métaphore, une expression des fantasmes, des peurs et des angoisses associées à la sexualité féminine à travers les âges ». *

C’est le sexologue allemand Krafft Ebing qui définit pour la première fois le terme « nymphomane », au cours du XIXe siècle.

Vous vous en doutez, ce mot avait une connotation extrêmement péjorative : “comment une femme pourrait-elle considérer sa sexualité autrement que pour faire des enfants ?”

📌 Plus que de nymphomanie, on parlera davantage aujourd’hui de compulsion sexuelle ou d’hypersexualité.

La différence : Ces termes s’appliquent aussi bien aux hommes qu’aux femmes,

Car, quoiqu’il en soit, ceux-ci invoquent la question de la souffrance.

S’il y a une souffrance, une détresse psychologique qui a un impact sur les autres sphères de sa vie.

Par exemple, si la personne a besoin de se masturber 20 fois par jour, et que ça l’empêche de travailler (en l’obligeant à sortir de réunion par exemple).

Cette détresse est la symptomatique de quelque chose de plus profond, et il faut se rendre auprès d’un·e psychologue / psychiatre.
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*Sources :
“Mythe de la nymphomane, réalité sexiste ?”, article de Mylene Wascowiski

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#Sexologie#Nymphomanie

Non : les femmes ne perdent pas leur libido en vieillissant ! ❌

 📌 Selon une étude* menée sur 15 ans et sur près de 3000 femmes : 

Oui, les femmes continuent à avoir du désir : 25 % des femmes interrogées considèrent le sexe comme très important, peu importe leur âge. 

Ces nouveaux travaux sont très intéressants car ils viennent apporter un nouvel éclairage sur une sexualité post 50 ans très souvent cliché : 

. «Certaines études antérieures ont suggéré […] que toutes les femmes perdaient leur intérêt pour le sexe en vieillissant.  Mais dans la réalité, ce n’est vraiment pas le genre d’histoire que j’entends de la part de toutes mes patientes » déplore Dr. Holly Thomas, à la tête de l’étude.

 📌Au travers l’étude, on y apprend que :  

 👉La sexualité change et qu’elle diffère à 40 ans qu’à 20 ans, à 60 ans qu’à 40 ans et à 80 ans qu’à 60 ans mais le désir reste présent. 

 👉Les femmes de l’étude qui accordaient une grande importance à la sexualité présentaient les caractéristiques suivantes : 

– Plus diplômées / des facteurs socio-économiques plus importants

– Une bonne santé mentale

– Avoir connu une meilleure satisfaction sexuelle avant d’arriver à la quarantaine.

 📌Ce qu’il faut retenir : 

Apprenons à nous défaire de ce que l’on considère comme “normal” ou “évident” au quotidien, que cela concerne la sexualité ou pas.

Interrogeons-nous sur ces pensées toutes faites, et demandons-nous d’où elles viennent. 

Très souvent, elles font plus de mal que de bien en consultation.

 👉Et vous ? Que considériez-vous comme normal qu’il ne l’était pas finalement ? 

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Source : 

“ It’s a myth that women don’t want sex as they age, study finds “, CNN Health, Mai 2023

Les préliminaires n’existent pas

Voilà, c’est dit.

Je vous laisse imaginer le blanc qui suit cette phrase en consultation…

Et histoire de rajouter un peu de piment, je peux m’empêcher de prononcer la phrase suivante :

« Préliminaires à quoi exactement ? » 

Ahhhh nous y voilà.

📌 Un peu de contexte 

Il s’agit d’un mot récent puisqu’il n’a que 120 ans et nous vient de..Freud. 

Freud est l’inventeur du concept des préliminaires et les mentionne pour la première fois dans son ouvrage « Trois essais sur la théorie sexuelle » (1905). 

Au-delà de nommer, il vient écrire et planter le script érotique que l’on connait actuellement (le fameux triptyque) : baiser langoureux / préliminaires / pénétrati0n.

Ce triptyque porte un nom « Script Freud Porn”, théorisé par Alexandre Lacroix dans son récent ouvrage*.

📌 Des conséquences désastreuses sur la santé sexuelle des femmes…

En effet, le terme préliminaire a des répercussions désastreuses sur les femmes ayant des rapports sexuels avec les femmes, car, puisqu’on considère qu’elles ne font pas vraiment l’amour, elles sont bien moins suivies en santé sexuelle :

 » Les femmes lesbiennes, bisexuelles et autres FSF** sont « invisibilisées » au niveau épidémiologique, en ce qui concerne le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et, par extension, les autres infections sexuellement transmissibles (IST) « .

📌 Comment s’en sortir ?

– Accepter l’idée que faire l’amour est pluriel.

– Déconstruire son script érotique en l’interrogeant.

– Identifier ce que l’on fait par automatisme vs par plaisir.

– Oser inverser l’ordre des pratiques

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* Source :

– « Apprendre à faire l’amour », Alexandre Lacroix.

–  » Santé sexuelle et reproductive des femmes ayant des rapports sexuels avec des femmes en Suisse » Sylvan Berrut, Anne Descuves, Stéphanie Romanens-Pythoud, Emilien Jeannot Dans Santé Publique 2022/HS2 (Vol. 34),

** FSF : Acronyme utilisé en santé sexuelle pour parler des femmes ayant des rapports sexuels avec les femmes.

👋 Moi c’est Margaux, je suis se×ologue et je vous reçois à Boulogne-Billancourt ou en visio.

#preliminaires