« Dès qu’il y a une bascule dans les revenus, les personnes consultent, car il y a une bascule aussi de l’ordre sexuel.”

Surprenant, non ?

L’intime et le professionnel ont plus de liens qu’il n’y paraît.

📌 Ces mots proviennent de mon échange avec Nadia Morand, une consœur sexologue, lorsque je l’ai interrogé.

Depuis Septembre 2020, dans le cadre de ma recherche en sexologie sur les couples et l’argent, j’ai eu la chance de rencontrer des professionnels qui ont pris de leur temps pour nourrir ma réflexion.

📌 Voici le regard qu’elle pose :

“ Je pense à un couple hétérosexuel où la femme avait plus de patrimoine et s’est lancée dans l’entrepreneuriat. Son activité a marché. À partir de là, elle n’a plus du tout été soutenue par son partenaire[…].

C’est à partir du moment où elle s’est émancipée, qu’elle a osé mettre le doigt sur ce qui n’allait pas dans leur relation.

Dès qu’il y a une bascule dans les revenus, les personnes consultent, car il y a une bascule aussi de l’ordre sexuel. “

📌 Ce qu’il faut en conclure.

Nous avons tendance à segmenter les différentes sphères de notre vie, et oublier qu’elles agissent entre elles et vont s’influencer mutuellement.

Que ce soit une hausse ou une baisse de revenus, cela va forcément avoir un impact sur la dynamique de couple, car cela vient redistribuer les cartes.

De quelles cartes parlons-nous ?

Du pouvoir, de la prise de décision, du choix de partir en vacances, de la destination des vacances, de l’organisation familiale, de la gestion du foyer, du choix des courses etc.

➡️ Les changements professionnels ne sont pas anodins et prendre conscience de leur impact sur la vie sexuelle, c’est comprendre pourquoi, une prise de poste ou une perte d’emploi (par exemple), a un impact sur le désir.

➡️ Qu’en pensez-vous ?


Les mères de familles monoparentales plus touchées par la précarité.

Parler d’argent, c’est bien.

Parler du couple, aussi. 

📌Mais comment fait-on lorsque le couple n’est plus, et que la question de l’argent reste ? 

Près d’un quart des familles en France sont aujourd’hui monoparentales (soit 2,0 millions de familles*). 

Et parmi elles, 41 % sont en en situation de pauvreté** soit 800 000 familles. 

📌Les femmes, premières victimes de la pauvreté. 

Les enfants en famille monoparentale avec leur père sont moins souvent pauvres que ceux résidant avec leur mère.

Oui sauf que ces familles représentent moins d’une famille sur cinq ! 

Jugez-en par vous-mêmes : 

» 22 % des enfants en famille monoparentale avec leur père sont pauvres en 2018, (proportion proche de la moyenne des enfants en national).  

contre

» 45 % pour les enfants en famille monoparentale avec leur mère.

En clair, un enfant sur deux étant dans une famille monoparentale avec sa mère, vit en-dessous du seuil de pauvreté. 

Dramatique. 

📌Ouvrons les yeux : 

Tout comme les femmes au foyer (dont je parlais en Octobre), il est temps que les familles monoparentales gérées par des femmes, aient elles aussi, voix au chapitre. 

Ces femmes, la plupart du temps, ne reçoivent pas de pension alimentaire et doivent se débrouiller comme elles le peuvent. 

(Pension alimentaire qui refuse d’être versée par le père, ce qui est une violence économique). 

Ces pères, eux, sont dans la moitié des cas propriétaires de leur bien immobilier.  Ils sont aussi nettement plus souvent en emploi  et moins fréquemment au chômage.

➡️ On ne pense jamais à l’après lorsqu’on se met en couple, mais avoir ces chiffres en tête permet de garder les pieds sur terre et de ne pas céder au doux son des sirènes comme “je mets le bien immobilier à mon nom, et tu t’occupes des charges, car on s’aimera toujours” (j’exagère mais vous avez saisi l’idée). 

➡️ Formons-nous, intéressons-nous à ces questions autour de l’éducation financière, peu importe que l’on travaille ou non. Il existe des ressources abordables.

➡️ Nous avons toutes droit à la liberté financière et à cette éducation.

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* Source :  “ Les familles en 2020 : 25 % de familles monoparentales, 21 % de familles nombreuses”, Élisabeth Algava, Kilian Bloch, Isabelle Robert-Bobée (INSEE), Setptem.

** NDLR : Le seuil de pauvreté monétaire correspond à 60 % du niveau de vie médian de la population, soit 1 063 euros par mois en 2018. Les personnes considérées comme pauvres sont celles qui ont un niveau de vie inférieur à ce seuil, source : INSEE. 

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Le travail tue-t-il le couple ? 

La réponse : oui. 

📌 Un triple constat préoccupant :

Selon une étude publiée en 2012 par le Groupe Technologia *, le travail aurait un impact néfaste sur le couple sur 3 aspects.

1. Sur leur vie sexuelle :

Une personne sur 4 aurait déjà eu des troubles sexuels en raison du stress (chez les cadres, ce chiffre grimpe à 70%) et 8 personnes sur 10 affirment que la fatigue accumulée au travail les empêche de faire l’amour le soir. 

2. Sur leur vie personnelle :

Pour 50% des personnes interrogées, le travail occupe la première position devant la vie de famille (30%) et la vie sociale (3%). En clair, on le priorise avant le reste.

3. Sur leur équilibre de vie :

Pour 4 cadres sur 10, la présence des téléphones ne permet pas la déconnexion.  

📌 Que faire ?

• S’interroger sur notre rapport au travail et à la productivité :

» Je vous invite à lire notamment l’excellent ouvrage de Laetitia Vitaud “En finir la productivité”. 

• Analyser profondément notre vision de la réussite : 

» D’où vient-elle ? Qu’est-ce qu’elle a à nous dire ? Qu’est-ce qu’on cherche à prouver ? À qui ? 

• Observer notre rapport au temps, mais surtout à la notion de l’urgent et de l’important :  

» Qu’est-ce qui est important selon moi ? Qu’ai-je envie que l’on retienne de moi ? 

» Je vous conseille, entre autres, la matrice d’Eisenhower, lorsque vous n’arrivez plus à vous en sortir.  

• Organiser du temps pour l’autre :

» Si vous êtes en couple, chaque Dimanche soir, prenez vos emplois du temps de la semaine, regardez-les avec votre partenaire et bloquez un créneau d’une ou deux heures qui sera dédié au couple. 

➡️ Et vous, qu’en pensez-vous ? Observez-vous les impacts du travail sur votre vie personnelle et intime ? 

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* Source : « Les effets du travail sur la vie privée », Cabinet Technologia, Mars 2012.

 Étude menée auprès de différentes catégories socioprofessionnelles sur un échantillon de 1500 salariés.

#argent #couple #égalitéprofessionnelle #féminisme #coupleetargent #travail 

Gagner plus ou préserver son couple ? ❤️💰

C’est peut être le dilemme que les femmes auront à faire à un moment de leur carrière.

Vouloir comprendre les freins qui jalonnent les carrières des femmes, c’est s’attaquer à un travail gargantuesque dont les causes sont aussi nombreuses que les femmes sur cette Terre.

👉 Parmi ces freins, on retrouve les causes “connues” comme :

  • Le fameux plafond de verre,
  • La maternité,
  • Le sexisme en entreprise,

Mais il existe aussi des raisons, plus taboues, plus secrètes, et peut-être même, plus indicibles.

👉 Le couple fait partie de ces raisons.
Depuis plus de deux ans, j’enquête, je lis et je m’intéresse aux conséquences sur le couple quand une femme gagne plus qu’un homme.

Mes découvertes croisent les statistiques.

👉 Selon ViveS media, une femme sur 10 estime affirme que gagner plus pourrait générer de la gêne et des tensions au sein du couple*.

Concrètement, cela veut dire que sur les 1000 femmes interrogées, il y a 100 femmes pour qui la question du salaire sera forcément un problème.

Plusieurs questions me viennent :

  • De quel côté se trouve la gêne ?
  • Qu’est-ce que l’on met derrière la tension ?
  • Est-ce que ces femmes, ayant connaissance de cette tension, vont s’interdire toute évolution professionnelle ?
  • Quid de la communication dans le couple ?

Source : Enquête sur le rapport des femmes à l’argent de ViveS media, Bayard et la La Financière de l’Echiquier – LFDE, Septembre 2022.
Méthodologie : L’enquête a été menée auprès d’un échantillon national de 1001 femmes âgées de 18 ans et plus.
La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Plus une femme est diplômée et gagne de l’argent, plus elle va s’autoriser à dire non.  

La contrepartie dramatique de cela ? 

Moins une femme sera diplômée, et plus elle se forcera à avoir des rapports non consentis pour faire plaisir à son partenaire.*

📌 Concrètement :

16,9 %* des femmes âgées entre 35 et 49 ans, sans diplôme, déclarent qu’il leur arrive souvent d’avoir des rapports sexuels sans en avoir envie, contre 7,4% des femmes ayant un diplôme supérieur à un Bac + 2. 

📌 Ce qu’il faut comprendre de ces chiffres :

Comme nous le dit l’étude : “ […] plus diplômées, plus autonomes financièrement, les femmes disposeraient ainsi de capitaux sociaux pour négocier ce qui se joue dans les rapports sexuels”.

👉 Pourquoi ?

C’est là où la situation se complexifie. 

Inconsciemment, subsiste l’idée qu’une femme doit répondre à son “devoir conjugal”, quand bien même cette notion n’existe plus dans les textes de loi. 

Pour les femmes diplômées, avoir un bagage académique de niveau supérieur, leur permet d’avoir plus de pouvoir, et donc de se sentir plus libre de refuser un acte sexuel. 

 👉 La différence ?

Elles ne se sentent plus “redevables” de leur mari. 

 👉 Cela soulève la question du consentement explicite chez les femmes qui dépendent économiquement de leur conjoint.

Ont-elles vraiment envie lorsqu’elles disent « oui » à leur partenaire ?

De l’argent à la dépendance, il n’y a qu’un pas.  

En tant que sexologue, il s’agit de mon devoir d’identifier les rapports non consentis et de comprendre leur motivation première.

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* Chapitre « Accords et désaccords : variations autour du désir », Nathalie Bajos et Michel Bozon. Enquête sur la sexualité en France. Pratiques, genre et santé. La Découverte, 2008

Étude réalisée sur une population de 12 000 personnes.

Champ : Personnes ayant des rapports avec un partenaire de sexe opposé. 

#argent #couple #égalitéprofessionnelle #féminisme #coupleetargent #dépendanceéconomique #violenceéconomique 

À quoi ressemble l’infidélité financière ?

Il y a quelques semaines, je vous parlais de cette notion, encore inconnue du grand public, de l’infidélité financière.

(Pour celles et ceux qui l’ont manqué, j’en ai parlé pour la première fois il y a quelques semaines, ici).

Pour rappel, selon une étude réalisée aux États-Unis, en Janvier 2022*, un couple sur 3 a déjà été confronté à l’infidélité financière.

 📌 À quoi ressemble-t-elle ?

  • Garder les achats secrets : 31,4 %.
  • Cacher des dettes ou des comptes : 28.7%.
  • Mentir sur les revenus : 22,6 %.
  • Prélèvement de l’argent sur les économies : 10.4%.
  • Prêter de l’argent sans consentement : 6.9%.

 📌 Et le pire dans tout ça ? 

C’est que seulement 8,5 % des personnes l’apprennent par le biais d’une confession.

En d’autres termes, dans 9 cas sur 10, la personne victime, l’apprend malgré elle.

Si jamais, dans une de vos relations, vous vous êtes senti·e·s  trahi·e·s à  la suite de l’une de ces actions, c’est totalement normal puisque la confiance fait partie des 5 piliers du couple. 

L’infidélité financière reste une infidélité, et ses conséquences sont identiques sur le couple.

N’hésitez pas à venir me consulter si vous en ressentez le besoin.

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* Source : Enquête de Janvier 2022 de US News & World Report :  “30% Have Dealt With Financial Infidelity”

📚 Étude US News & World Report : https://money.usnews.com/credit-cards/articles/survey-30-have-either-committed-financial-infidelity-or-been-a-victim

16 % des femmes interrogées parlent peu voire jamais d’argent avec leur conjoint 💰 !*

Je reste sans voix. 

Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle ⚖️. 

👉 La bonne :

J’ai eu la chance de découvrir sur une enquête* publiée il y a quelques jours sur le rapport des femmes à l’argent et les résultats sont encourageants et viennent faire la part belle à certains stéréotypes !

 ✔️ Dans 70% des cas, ce sont les femmes qui prennent en charge les aspects budgétaires et financiers du ménage.
 ✔️Elles sont impliquées dans le suivi des comptes, car près des 3/4 les consultent au moins une fois par semaine.
 ✔️Elles sont 84 % à évoquer souvent, ou de temps en temps,  les questions budgétaires avec leur conjoint. 

MAIS….

👉La mauvaise nouvelle :

Selon la même enquête : 

✖️16 % des femmes interrogées parlent peu voire jamais d’argent avec leur conjoint (salaire, dépenses, placements).
✖️Il y a encore une grande méfiance autour de l’investissement, car 40 % indiquent qu’elles placeraient la somme sur un compte ou un livret épargne (40%) ou qu’elles le dépenseraient pour le foyer (36%).
✖️L’intérêt exprimé pour des formations destinées à mieux comprendre les sujets financiers et mieux gérer son argent reste faible, car 69 % ne seraient pas intéressées.

👉 Agissons !

Véritable enjeu du féminisme actuel, la question de l’argent est un moyen (au sens propre comme au sens figuré) pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes. 

Le savoir, c’est le pouvoir. 

Ce pouvoir peut vous permettre d’éviter de tomber dans des violences économiques, de garder votre indépendance, de faire des projets…

Il est temps de se saisir du sujet 🔥. 

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* Source : Enquête sur le rapport des femmes à l’argent de ViveS mediaBayard et La Financière de l’Echiquier – LFDE, Septembre 2022. 

Méthodologie : L’enquête a été menée auprès d’un échantillon national de 1001 femmes âgées de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Lien : https://www.ifop.com/publication/enquete-sur-le-rapport-des-femmes-a-largent/

La violence économique : une violence silencieuse.

La violence économique : une violence silencieuse.

Tandis que nos hommes politiques s’illustrent par leur exemplarité, je me permets de vous rappeler l’existence d’une autre violence : la violence économique. 

Souvent première manifestation de la violence conjugale, la violence économique dans le couple est pourtant mal identifiée*.

Invisible, indicible et surtout, difficilement détectable, elle peut rapidement enfermer les femmes dans une prison dorée.

👉 Il existe aujourd’hui 4 types de violences économiques ** : 

❌ Le contrôle des dépenses et la gestion financière du foyer par l’homme :

Exemple : Critiquer les achats, ridiculiser sa partenaire dans la façon de gérer son argent, ou vouloir imposer ses choix quant aux décisions financières.

❌ Un accès limité à l’information relative aux finances de la famille :

Exemple : Empêcher l’autre d’avoir accès aux données financières, mentir sur sa situation, dissimuler des revenus, des factures… 

❌ Le contrôle de sa vie professionnelle par l’autre :

Exemple: Faire pression pour que la victime cesse de travailler ou diminue ses heures de travail (souvent en la culpabilisant relativement aux besoins des enfants); contrôler les emplois auxquels elle postule ou en la forcer à refuser des promotions

❌ L’utilisation de l’argent comme moyen d’emprise / de chantage

Exemple : Menacer de se venger financièrement si la victime choisissait de rompre la relation” 

👉 Que faire si vous êtes victime de violences économiques ?

– Rassurez-vous :  Vous n’êtes pas seul·e·s, et sachez avant tout, que ce n’est pas votre faute.
– Parlez-en autour de vous, confiez-vous et n’ayez pas honte. L’auteur des violences doit se sentir honteux, pas vous. 
– Protégez-vous : si une boule au ventre vient à vous dès lors que vous rentrez chez vous, c’est que vous n’êtes pas en sécurité. 
– Le “ savoir, c’est le pouvoir “, si vous le pouvez formez-vous. Il existe de nombreuses ressources gratuites qui permettent aux femmes (et aux hommes) de se former.
– Si besoin, contactez le 3919.

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* Source : Vie publique, article “Violences économiques : une forme particulière de violence conjugale”
 (lien en commentaire), Février 2021
** Source :  SOS Violence Conjugale Canada

Un couple sur trois confronté à l’infidélité financière ! 💥

📌 Connaissez-vous l’infidélité financière ?

Tandis que la tromperie a toujours fait couler beaucoup d’encre, de larmes (et accessoirement de couples), et remplit les poches des sitcoms américains; on parle peu de la tromperie financière, phénomène autant, si ce n’est plus grave.

 📌 Qu’est-ce que la tromperie financière ?

C’est lorsqu’une personne dans un couple cache ou dissimule à son partenaire des questions et des décisions liées à l’argent. 

Selon une enquête réalisée en janvier 2022 par US News & World Report*, aux États-Unis, un couple sur trois est confronté à l’infidélité financière.

 📌 Les formes de l’infidélité financière ?

– Cacher certains achats
– Mentir sur ses dettes ou l’état de ses comptes
– Mentir sur son revenu
– Voler de l’argent du compte joint
– Prêter de l’argent du compte commun sans prévenir 

📌 Les conséquences :  

Les effets peuvent être dévastateurs ! 

Une étude de 2018 a montré que** : 

– Près de 8 couples mariés sur 10 (76%) impliqués dans une infidélité financière disent que l’expérience a eu un impact négatif sur leur relation, 
– 10% ont divorcé à la suite de cette découverte.

👉 La confiance fait partie intégrante de chaque relation humaine, qui plus est du couple.

Mentir à son/sa partenaire, quand bien même il ne s’agisse « que » d’une tromperie financière a exactement le même impact qu’une tromperie “classique”.

La personne va se sentir trahie, bafouée et ne plus avoir confiance en l’autre.

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#argent#couple#égalitéprofessionnelle#féminisme#coupleetargent

* Source : Enquête de Janvier 2022 de US News & World Report : “30% Have Dealt With Financial Infidelity”
** Source :”Financial Infidelity in Couple Relationships” Michelle Jeanfreau, Kenji Noguchi & Michael D. Mong (University of Southern Mississippi)

4 femmes sur 10 dépendent économiquement de leur conjoint !*

S’il faut bien avoir une statistique en tête, c’est bien celle-ci, car le risque sous-jacent est l’apparition des violences économiques ❌. 

Hélène Gherbi, Fondatrice de FEMCA, a fait un excellent post à ce sujet il y a 3 semaine (je vous mets le lien en commentaire) en vous rappelant leurs définitions et ce que dit la loi.**

📌 Pour information, une dépendance économique peut entraîner ***: 

“👉Le contrôle des dépenses et la gestion financière du foyer par l’homme :
Exemple de comportements : Critiquer les achats, ridiculiser sa partenaire dans la façon de gérer son argent, ou vouloir imposer ses choix quant aux décisions financières.

👉 Un accès limité à l’information relative aux finances de la famille :
Exemple de comportements : Empêcher l’autre d’avoir accès aux données financières, mentir sur sa situation, dissimuler des revenus, des factures… 

👉 Le contrôle de sa vie professionnelle par l’autre :
Exemple de comportements : Faire pression pour que la victime cesse de travailler ou diminue ses heures de travail (souvent en la culpabilisant relativement aux besoins des enfants); contrôler les emplois auxquels elle postule ou en la forcer à refuser des promotions

👉 L’utilisation de l’argent comme moyen d’emprise / de chantage
Exemple de comportements : Menacer de se venger financièrement si la victime choisissait de rompre la relation” 

📌 Le point commun de ces 4 situations : le pouvoir

👉 Dépendre économiquement de quelqu’un, c’est lui donner inconsciemment ou non, un pouvoir sur nos vies. 

👉 Raison de plus pour laquelle il est primordial de se former, de se protéger juridiquement et de toujours garder une indépendance économique telle qu’elle soit (bien en nom propre, compte bancaire individuelle, ou autre). 

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* Source : Enquête sur la sexualité en France ; pratiques, genre et santé de l’édition 2008 – Étude réalisée sur une population de 12 000 personnes (une étude sort tous les 15 ans)

** Source : Publication LinkedIn d’ Hélène Gherbi, Fondatrice de FEMCA qui oeuvre pour l’émancipation économique des femmes, publié il y a 3 semaines sur les violences économiques

*** Source : SOS Violence Conjugale Canada

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