Guide de survie à destination des couples pour les fêtes de fin d’année !

Guide de survie à destination des couples pour les fêtes de fin d’année !

Les fêtes de fin d’année approchent, et avec elles, leurs lots de disputes familiales.
Afin d’éviter d’y sombrer dangereusement et te protéger votre couple,  voici quelques conseils à respecter.

  1. La charge mentale, tu répartiras.

    Je vous laisse aller voir mon post intitulé « le père noël est une femme ».
  2. Défendre ton / ta partenaire face à la famille, tu feras.

    Quoi de plus humiliant que de ne pas se sentir soutenue par son/sa partenaire. Même si vous n’êtes pas d’accord, ne faites pas des repas de Noël, un tribunal public. 
  3. Du temps pour deux, tu prendras.

    On peut vite se retrouver noyer avec la famille, la belle-famille, l’organisation, les courses, les cadeaux etc. Prévoyez-vous dès à présent du temps pour vous deux.
  4. Les propos gênants, tu éviteras.

    On évite blagues racistes / misogynes / homophobes, mais aussi de divulguer l’intimité à table ! 
  5. De compliments, tu encenseras.

    En public ou en privé, n’hésitez pas à couvrir votre partenaire de mots doux. Les moments avec la famille / belle-famille peuvent être particulièrement éprouvants pour certaines personnes, donc un peu de douceur, on ne dit pas non !
  6. Les limites avec les autres, tu poseras.

    Osez dire à votre famille : « Non, ce n’est pas ok de rire de ce sujet, car cela le/la touche personnellement et iel n’apprécie pas. « 
  7. Une équipe, tu formeras

    N’oubliez pas que vous êtes un couple, vous formez une équipe dans la vie, et ce, y compris aux fêtes de fin d’année !
  8. Son cadeau, tu y penseras.

    Ai-je besoin d’en dire plus ?
  9. De l’intimité physique, tu garderas

    Petit challenge : 5 mns par jour à se prendre dans les bras sans penser au reste, sans se parler et juste à savourer ce moment suspendu. 
  10. Ta sexologue préférée, tu verras 

    Oui celui-là, il est totalement biaisé (personne n’est parfait). 


    Sur ce… belles fêtes de fin d’année ! 

“On ne peut désirer quelqu’un qu’on ne voit pas”. 

👉 Gardez cette phrase en tête.

Dans le prolongement de ma publication sur le temps passé ensemble, cette phrase résume à elle seule, ma pensée.

👉 Comment pouvons-nous espérer désirer quelqu’un (en l’occurrence notre partenaire si nous vivons avec elle / lui) si nous ne faisons que nous croiser au quotidien ?

Beaucoup de personnes viennent me voir en me disant qu’elles ont tout essayé comme des accessoires, des jeux, des podcasts, mais très souvent, le premier ingrédient à savoir le temps est absent de la conversation. 

👉 Oui le temps.

Alors, n’hésitez pas à regarder véritablement combien de temps vous passez ensemble, et en fonction de vos emplois du temps (l’idée n’est pas de vous culpabiliser).

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Connaissez-vous la différence entre un compromis et une concession ? 🔍

👉Une concession : C’est en quelque sorte un arrangement dans lequel l’un perd quelque chose, met de côté une partie de sa personnalité, de ses envies pour faire plaisir à l’autre.

👉Un compromis : C’est un accord où les deux parties vont se retrouver sans nier profondément leurs envies.

Beaucoup de couples au quotidien choisissent de faire des concessions pour éviter une confrontation, une dispute ou une argumentation…Sauf que d’apparence payante à court terme, cette stratégie est néfaste pour le couple à long terme (surtout si c’est la même personne qui le fait).

N’oubliez pas qu’un couple c’est “1+1 = 3” et donc, pour que le nous s’exerce, il faut que les individualités se retrouvent, fassent “front commun”.

Faire un compromis, c’est accepter d’écouter (véritablement).

📌Passer d’une concession à un compromis :

Ne pas se mettre sur la défensive

Se demander intérieurement ce qu’il se joue véritablement (est-ce ce sujet qui m’agace ou une frustration antérieure ?)

Faire preuve d’écoute active

Oser poser cette question à l’Autre : “En quoi faire xxxxxx est-ce qui est important pour toi ?”

Ne pas nier le ressenti de l’autre avec des phrases comme “Roh c’est rien”, “ce n’est pas grave”, “ce n’est pas important”, et ma préférée… “tu exagères”.

Trouver une solution qui respecte les envies et les désirs de chacun

📌Envie d’en savoir plus ? 

C’était le sujet de ma dernière newsletter, lien d’inscription en commentaire 😬

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#ThérapiedeCouple #Concession #Compromis

La question qui fâche en consultation : “Combien de temps passez-vous ensemble ?” 💥

Très rapidement, lorsque j’accompagne des couples, au bout de la première ou deuxième séance, je leur pose systématiquement cette question : 

Combien de temps de qualité passez-vous ensemble ?

👉Quand je dis temps de qualité, j’exclus : 

– Le temps passé sur le téléphone

– Le temps passé sur Netflix

– Les tâches ménagères

– La gestion des enfants

Beaucoup de personnes pensent, à tort, que partager le même toit, c’est passer du temps ensemble.

Il n’en est rien.

Passer du temps ensemble, c’est dédier à l’autre un moment de qualité où votre attention toute lui est dédié.

👉Au quotidien, ce peut être : 

– Partager le repas du soir ensemble sans distraction (tv, téléphone, netflix etc…)

– Cuisiner ensemble

– Prendre un moment à deux dans le lit pendant 10 minutes dans les bras l’un de l’autre

– Couper le téléphone à partir d’une certaine heure

– Prendre une douche à deux

– Se prévoir deux heures sur la semaine / week-end où vous vivez une expérience commune (musée, balade, restaurant, picnique improvisé à l’appartement)

👉 Et vous ? Voyez-vous d’autres façons de passer du temps ensemble ?

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#Temps #Couple

Grossesse : Symbole des injonctions faites aux femmes ?

Si clairement, certaines ne sont pas féministes avant d’être enceinte, la grossesse les confronte à tout un tas d’injonctions et de violences subies qui ne peuvent que les interroger sur notre société.

📌En voici quelques-unes :

 👉 Le poids : 
Qu’il y ait une prise de poids, ou non, il y a toujours quelqu’un pour venir en parler et faire part de sa petite reflexion…que vous ayez pris 6 kilos ou 30, ça ne sera de toute façon, jamais assez bien.

Le corps des femmes reste toujours du domaine public…

 👉 La dépossession de son corps : 
Aimerez-vous que l’on vous touche le ventre en pleine rue ? Non. Il en est de même pour la grossesse.  
Beaucoup de femmes reportent des mains posées sur leur ventre sans leur consentement.

 👉 L’infantilisation 
Les maux de grossesse ne sont jamais bien sérieux aux yeux de certains médecins, comme le dit Judith Aquien dans l’interview avec Laetitia Vitaud , on parle de “petits maux” de la grossesse. 
À quel moment les nausées sont de petits maux, surtout quand elles vous empêchent de travailler ?

 👉 Les violences (gynécologiques) : 
Ces violences regroupent l’ensemble des gestes, des paroles et des actes médicaux qui touchent à l’intégrité physique et mentale des femmes. Ces actes ne sont pas toujours justifiés et ils sont mal vécus puisqu’ils sont pratiqués sans consentement, sans utilité médicale ou encore sans analgésie.

 👉 Le travail : 
Qu’une femme s’arrête un peu plus ou un peu moins longtemps que son congé maternité, elle sera quoi qu’il en soit jugée de “femme qui délaisse sa carrière” ou “femme qui délaisse ses enfants”. Au choix !

 👉 La charge économique : 
La grossesse a un coût économique, qui est trop souvent laissé à celle qui porte le bébé.
Je suis sidérée par le nombre de femmes autour de moi qui prennent tout à leur frais sous prétexte “qu’elles portent l’enfant”. 
Et les couts sont nombreux : 
– Les rendez-vous médicaux de suivi non remboursés par la Sécurité Sociale les 6 premiers mois…
– Les soins dits “annexes” et pourtant nécessaire comme une psychothérapie, de l’acupuncture, une doula, une se*ologue etc…
– Les vitamines et autres besoins alimentaires spécifiques…
– Les vêtements…

📌 Et vous ? Voyez-vous d’autres injonctions que subissent les femmes au cours de la grossesse ?

 👉 Pour poursuivre : la réflexion, je ne peux que vous inviter à écouter cette interview de Laetitia Vitaud avec Judith Aquien en Mai 2021 du podcast Nouveau Départ : “ La grossesse : nouvelle frontière du féminisme « .

 👉 Aussi, je vous encourage à vous procurer le livre de Judith Aquien “3 mois sous silence” aux Éditions Payot

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#injonction#stéréotypes#grossesse

Nos diplômes influencent largement notre sexualité. 

Il y a un mois, j’écrivais ce post : “ Plus vous gagnez de l’argent, plus la sexualité aura une place centrale dans votre vie.”

Il semblerait, qu’au-delà de l’argent, il existe un lien de corrélation entre le diplôme et l’importance accordée à la vie sexuelle. 

​​📌 Ce que nous dit l’étude*

66 % des BAC +5 et plus et 69 % des BAC +3 ou 4 considèrent que les relations sexuelles sont importantes contre 55 % des BAC + 1 ou 2. 

​​📌 Autre donnée à mettre en parallèle **

16,9 % des femmes âgées entre 35 et 49 ans, sans diplôme, déclarent qu’il leur arrive souvent d’avoir des rapports sexuels sans en avoir envie, contre 7,4% des femmes ayant un diplôme supérieur à un Bac + 2.

En clair, comme nous le dit l’étude : “ […] plus diplômées, plus autonomes financièrement, les femmes disposeraient ainsi de capitaux sociaux pour négocier ce qui se joue dans les rapports sexuels”.

​​📌 Les premières conclusions 

Elles sont nombreuses, car on pourrait penser qu’il n’existe pas de corrélation entre le niveau d’études et la sexualité, alors que ces deux études, prises indépendamment, nous démontrent que oui.

Je me suis permise de mettre des tendances qui étaient sorties, lors du dernier post. 

👉 Pour les femmes diplômées : avoir un bagage académique de niveau supérieur, leur permet d’avoir plus de pouvoir, et donc de se sentir plus libre de refuser un acte sexuel, car elles ne se sentent plus “redevables” de leur mari.

👉 Un niveau de diplôme élevé peut sous-entendre une rémunération élevée et donc, la possibilité d’acheter du temps comme faire appel à un moyen de garde pour les enfants, mais aussi avoir accès à des services qui facilitent la vie familiale (système de livraison de repas, ménage).

👉 Un niveau de diplôme élevé peut sous-entendre également un travail moins pénible. Or, on le sait, la pénibilité induite sur le travail, que ce soit les horaires en décalé, la distance, le stress financier, ne peuvent qu’influencer négativement le désir. 

​​📌 Et vous ? Voyez-vous d’autres hypothèses ?

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Sources :

* Étude Cluster17 : : Réalisée en Mai 2023 par Cluster17 pour Le Point sur un échantillon de 1 662 personnes.

L’échantillon est réalisé selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, du type de communes et des régions de résidence.

** Étude enquête sur la sexualité en France : Chapitre « Accords et désaccords : variations autour du désir », Nathalie Bajos et Michel Bozon. Enquête sur la sexualité en France. Pratiques, genre et santé. La Découverte, 2008. Étude réalisée sur une population de 12 000 personnes.

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13 Juillet 1965 : le jour où les femmes ont pris leur indépendance financière 💸.

Et c’était il y a …. 58 ans.

📌Un peu d’histoire …

Depuis 1804, les femmes n’ont ni le droit d’avoir un compte en banque, ni de travailler sans l’autorisation de leur mari, et restent sous la domination totale de leur mari ou de leur père.

Le mari a alors tous pouvoirs sur les biens et sur le travail de son épouse.

📌La loi du 13 juillet 1965 rend effective la capacité juridique de la femme mariée.

En d’autres termes :

✅ Le mari ne peut plus s’opposer à l’exercice par son épouse d’une profession séparée.
✅ La loi établit l’égalité des époux dans la gestion des biens et introduit la communauté réduite aux acquêts qui devient le régime légal en l’absence d’un contrat de mariage.
✅Chaque époux peut, en outre, ouvrir un compte bancaire en son nom propre.

Cette loi marque la possibilité aux femmes de travailler ET d’avoir un compte bancaire en leur nom propre.

📌Cette loi n’est que le début de l’effondrement du patriarcat institutionnalisé :

➡️ 1967 : La loi Neuwirth autorise la contraception (toutefois les décrets d’application ne sont publiés qu’en 1971).

➡️ En 1970 ; la loi 70-459 remplace la puissance paternelle par l’autorité parentale conjointe. Antérieurement à celle-ci, seul, le père exerce seul la puissance paternelle (le fameux “Chef de Famille”

➡️ 1975 : Dépénalisation de l’iVG

📌La route est encore longue, car de nombreuses violences économiques subsistent et il est de notre responsabilité à toutes et à tous d’être les garant·e·s de cette liberté 


Source : Vie publique.fr

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Comment se sortir du cercle infernal des disputes dans le couple ? 💥

📌En consultation,  je prends très souvent l’image de deux tours lorsqu’un couple a dû mal à communiquer et n’arrive plus à échanger. 

Je leur fais part du cercle vicieux dans lequel il se trouve et de ce travail à faire (car il s’agit bien d’un travail) pour faire un pas vers l’autre et arrivée à la troisième étape : la restitution du lien . 

📌Quelques questions à se poser pour casser ce cercle et favoriser l’entre deux :

👉1. Se demander ce que l’on reproche réellement à l’autre : 

 Généralement, il y a le motif primaire de dispute, et ce que l’on reproche véritablement à l’autre (le motif secondaire), parfois plus profond, parfois plus enfouie, et parfois même, présent depuis des années

👉2. Comprendre ce que l’autre nous renvoie, l’analyser, faire un travail sur soi, afin de désamorcer un grand nombre de situations.

– Qu’est-ce qui m’énerve exactement ?

– Pourquoi je ressens cette colère / frustration / tristesse ?

– Comment aurais-je voulu que mon / ma partenaire agisse ?

👉3. Réfléchir individuellement, puis à deux pour créer “ce pont” :

– Ai-je envie de créer ce pont avec mon / ma partenaire ?

– Si j’ai identifié un schéma (ou pattern), que puis-je faire pour ne pas tomber dedans ?

– À deux : Si nous avons identifié un schéma (ou pattern), qu’est-ce que cette situation vient faire échos en chacun de nous ?

– Au lieu de se concentrer sur nos points de désaccord, qu’est-ce qui fait de nous un couple ?

– Qu’est-ce que j’aime chez mon / ma partenaire ?

📌Envie d’en savoir plus ? 

C’était le sujet de ma dernière newsletter, lien d’inscription en commentaire  😬

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#ThérapiedeCouple #Dispute

Connaissez-vous le « Traumadumping » ? 

C’est en discutant avec une très bonne amie psychologue (👋 coucou Laura Boulierac) que je me suis rendu compte de ce que je vivais quasi quotidiennement. 

👉 Le « traumadumping » en quelques mots : 

Ce terme est un nouveau néologisme né sur les réseaux sociaux. Dans les faits, il s’apparente à la liberté prise par un individu de raconter ses traumatismes à quelqu’un qui n’a rien demandé.  

👉 Question de limites 

En tant que Sexologue, je suis formée à accueillir et à accompagner les personnes qui ont vécu des traumatismes. 

Elles viennent me faire ce cadeau de se livrer très souvent pour la première fois et mon attitude à l’égard de ce traumatisme aura une incidence non négligeable sur leur perception.

Quand celui-ci est trop lourd, je n’hésite jamais à les renvoyer vers des confrères ou consœurs psychologue, ou psychiatres. 

👉 Mais qu’en est-il en dehors du cabinet ? 

C’est là où le bât blesse… 

Dès le moment où je ne suis plus dans le cadre de la consultation, je baisse la garde. 

N’importe quel professionnel en lien avec la santé mentale vous le dira : nous avons une posture en consultation, et nous la travaillons.

Concrètement, je passe environ 6 heures en intervision et 2 heures en supervision… soit 8 heures par mois où je réfléchis à la meilleure façon de vous accompagner… dans un cadre précis. 

Quand, en dehors du cadre de la consultation, on me parle d’un traumatisme, d’une violence vécue, et que l’on fait appel à mes compétences, ce n’est plus la sexologue que vous avez face à vous, mais Margaux, tout court. 

👉 Sauf que… je ne m’étais pas préparée, je n’étais pas dans ma posture de sexologue, je n’avais pas mis cette distance thérapeutique qui me permet d’être au plus loin de moi, mais au plus proche de vous.

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#consultation #traumatisme #traumadumping

Plus vous gagnez de l’argent, plus la sexualité aura une place centrale dans votre vie. 

Surprenant n’est-ce pas ? 

Il existe tout un tas de facteurs évidents qui vont influencer notre sexualité comme le stress, la prise de médicaments, les changements brutaux, les traumatismes, et d’autres moins flagrants que l’on ne va pas penser systématiquement à sonder comme…le salaire.

📌Ce que nous dit l’étude

Plus de 70 % des Français gagnant plus de 3 000€ par mois trouvent important d’avoir des relations régulières contre 50 % environ pour les personnes en dessous de 1500€ par mois.

📌Ce qu’il faut en comprendre

Comment expliquer ce chiffre ? 

L’étude ne dit pas pourquoi, toutefois, voici une hypothèse : 

Pour que le désir puisse exister, il faut qu’il ait la place de s’exprimer, or comment peut-il en être ainsi quand il existe une pression financière.

Aussi, parfois, la disposition de l’appartement peut être un véritables frein (absence de chambre parentale notamment).

Nous avons tendance à minimiser voir à sous-estimer l’impact du stress lié à l’argent, à l’organisation du foyer, à la transition professionnelle, or (je vous prépare un post prochain dessus), il existe de réelles conséquences psychologiques et biologiques sur la libido. 

👉Et vous ? Voyez-vous d’autres hypothèses ? 

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Source : 

Cette étude a été réalisée en Mai 2023 ar Cluster17 pour Le Point sur un échantillon de 1 662 personnes. 

L’échantillon est réalisé selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, du type de communes et des régions de résidence.

#argent #couple # #coupleetargent