“Le sexe est inné, la sexualité s’apprend.”

Ces mots proviennent de ma consœur Diane Deswarte, avec qui j’ai la joie de co-animer Basium, notre podcast pour parler de sexualité autrement.

Derrière cette phrase, cache une réalité dont on parle peu :  La sexualité est un apprentissage.

Il n’y a rien de naturel ni d’intuitif dans tout cela. 

Chaque individu va essayer de faire ce qu’il peut avec les moyens dont il dispose, avec l’éducation sexuelle qu’il a reçue pour essayer de faire en sortes d’avoir une vie sexuelle épanouissante. 

C’est parfois très bancal, car la société nous présente la sexualité comme étant quelque chose de tellement naturel, qu’on n’ose pas dire qu’on ne sait pas ou on n’ose pas chercher l’inform ation.

Le travail en sexologie, lors d’une consultation, est finalement de déconstruire certaines croyances et favoriser une exploration de soi, de l’autre, sans jugement ni tabou pour accéder à une sexualité épanouie, joyeuse et légère.

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Un homme sur 4 pense que la contraception est une affaire de femmes…

Pardon, mais quelle énorme blague. 

Avant de m’envoyer vos foudres, laissez-moi poser quelques questions : 

• Pourquoi les femmes se contraceptent-elles ?

• Quel est l’objectif de la contraception ?

• Pourquoi les femmes s’infligent des hormones, des DIU, des implants et autres joyeusetés pendant près de la moitié de leur vie ? 

La réponse : pour ne pas avoir de grossesse non désirée suite à un rapport sexuel.

Les femmes portent la charge contraceptive du couple. 

Vaste blague quand on sait qu’un ovule vit entre 24h et 36h en moyenne, contre des spermatozoïdes qui sont produits…en continu.

Comment se fait-il que les femmes ayant une fenêtre de fertilité plus réduite que les hommes, soient celles soumises aux contraceptifs ? 

On fait l’amour à 2 : la contraception doit être pensée à 2.

Stop à cette charge contraceptive qui n’incombe qu’aux femmes

👉 Et vous, aviez-vous déjà envisagé la contraception sous cet angle ?

PS : J’ai écrit un article sur la charge contraceptive dans le magazine (papier) “Le Prescripteur ” de Charlotte Daubet, je ne peux que vous encourager vous le procurer. 

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Source : 

Rapport annuel 2024 sur l’état des lieux du sexisme en France « S’attaquer aux racines du sexisme », Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, publié le 22 janvier 2024

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#contraception

Et si on arrêtait de mettre à distance nos émotions ? ❌️

“C’est à cause de mes hormones”

“Mon cerveau a du mal à déconnecter “

“Mon corps n’arrive plus à avancer”

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais nous avons toutes et tous parfois cette fâcheuse habitude de nous dédouaner de nos émotions comme si nous en avions honte.

Dans une époque qui prône le partage à outrance, je crois que nous n’avons jamais été autant éloignés de nous, de nos ressentis et de nos sentiments.

Nous sommes dans une ère où nous mettons notre cœur et notre corps à distance pour mieux s’en détacher.

📌Mais au nom de quoi ?

Depuis quand se sentir bouleversé·e est devenu honteux ?

Depuis quand ne plus rien ressentir est devenu le nec plus ultra ?

Sommes-nous en train de devenir des machines comme les autres où chaque émotion est programmée, calculée ?

Je vous prépare un prochain post sur ce sujet, mais je n’en peux plus d’entendre parler de “gestion des émotions”.

Une émotion est vivante, preuve en est son étymologie : “ex movere” qui signifie sortir de soi.

Pourquoi vouloir la mettre en cage ?

📌 Redonnons ses lettres de noblesse à nos ressentis

Osons-nous montrer vulnérable.

Osons parler de nous.

Osons dire “je suis bouleversé·e”, “je suis ému·e”, “je suis chamboulé·e”.

Aujourd’hui nous ne savons plus parler de nous, ni dire ce que l’on ressent tellement cette mise à distance est excessive.

Dès lors, comment s’attendre à ce que l’Autre en fasse autant ?

Comment espérer une communication fluide quand nous ne savons plus nommer ce qui nous traverse ?

👉 Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

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#couple#communication

Derrière chaque femme hétérosexuelle en couple avec enfants qui réussit professionnellement, il y a un homme déconstruit.

J’ai longtemps hésité avant d’écrire ce post, c’est pour cela que je vais vous demander de le lire en entier et de ne pas vous arrêter au titre. 

 📌Avant de me jeter la pierre, laissez-moi vous rappeler ces quelques chiffres : 

 👉L’arrivée du premier enfant ferait perdre aux femmes 30 % de leurs revenus sur le long terme.

 👉En moyenne, les femmes vivant en couple hétérosexuel perçoivent un revenu inférieur de 42% à leur conjoint. (Par comparaison, cet écart n’est que de 9 % entre les femmeset les hommes célibataires)

 👉Près de 40% des femmes vont modifier leur activité après une maternité (qu’il s’agisse d’un changement de statut, d’horaires, d’intensité du travail voire même d’un retrait du marché du travail…

Comme le dit si bien Lucile Quillet, “les femmes deviennent la variable d’ajustement du couple”.

Dès lors, on ne peut que de se demander comment réussir sa vie professionnelle et sa vie de famille ?

Pourquoi devrions-nous choisir ? 

Une autre alternative est-elle possible ? 

 📌Lorsqu’on est une femme hétérosexuelle en couple avec enfant(s), notre réussite professionnelle ne dépend pas que de nous.

Hormis d’avoir les moyens de s’offrir un·e baby-sitter, très souvent, notre réussite professionnelle dépendra de notre partenaire masculin  : 

❌Si notre partenaire ne peut s’occuper des enfants le matin / le soir, comment avoir la chance de développer son réseau professionnel / de travailler tard si comme moi, votre métier est en décalage des horaires classiques ? 

❌Si notre partenaire ne peut s’interrompre la journée pour chercher l’enfant malade, comment développer son activité correctement ?

❌Si notre partenaire ne sait gérer la maison, et les tâches ménagères, comment se sentir libre de partir quelques heures / jours / semaines pour un évènement professionnel / une formation ? 

 👉Qu’en pensez-vous ? 

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*Sources : 

– INED

– “Le coût du divorce ou comment le couple appauvrit les femmes”, Observatoire de l’émancipation économique des femmes,Hélène Gherbi et Lucile Peytavin, 2024. 

– « Écarts de revenus au sein des couples: trois femmes sur quatre gagnent moins que leur conjoint » INSEE, 2014.

– “ Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en France: une lente convergence freinée par les maternités”, INSEE, 2019.

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“ La circonstance qui est à l’origine du reproche n’en est pas forcément la cause réelle: elle déclenche seulement l’amplification d’un élément jusque-là dormant. “ Mony Elkaïm

Cette phrase, nous devrions toutes et tous l’avoir en tête.

 📌Ce qu’il faut en comprendre :

Généralement, il y a le motif primaire de dispute, et ce que l’on reproche fondamentalement à l’autre (le motif secondaire), parfois plus profond, parfois plus enfouie, et parfois même, présent depuis des années.

C’est quelque chose que je rencontre fréquemment en consultation

 📌Comprendre ce que l’autre nous renvoie, l’analyser, faire un travail sur soi, afin de désamorcer un grand nombre de situations.

– Qu’est-ce qui m’énerve exactement ?
– Pourquoi je ressens cette colère / frustration / tristesse ?
– Comment aurais-je voulu que mon / ma partenaire agisse ?
– Est-ce que cette colère ne provient que de la situation ou il y a quelque chose derrière ?
– Est-ce la première fois que cette situation vient me bousculer ? Sinon, qu’a-t-elle de semblable avec les autres fois ?

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#sexologie#thérapie#thérapiedecouple

« Nous sommes dans une époque où tout va trop vite, trop fort, où le mieux est forcément ailleurs, où l’on désire ce que l’on ne possède pas et où l’on possède ce qu’on ne désire pas …»

Ces mots sont ceux de l’édition spéciale de ma newsletter pour Kessel Media.

En ce Lundi matin, si nous prenions un temps, ne serait-ce qu’un instant pour réfléchir à nos relations, et à comment nous les envisageons ?

Quelle place nous leur faisons ?

Comment nous les cherissons ?

Comment être sûr que nos désirs soient bien les nôtres et non ceux des autres ?

👉 Et vous ? Qu’est ce que ces mots vous inspirent ?

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#PhilosophieduLundi

Si l’amour rend aveugle, le divorce, lui appauvrit. 

Aujourd’hui est publié “Le coût du divorce – ou comment le couple appauvrit les femmes” – note de l’Observatoire de l’émancipation économique des femmes par  Hélène Gherbi et Lucile Peytavin.

Et le moins que l’on puisse dire, est que le constat est édifiant… 

📌Voici quelques chiffres …

👉 20 % des femmes basculent dans la pauvreté au moment du divorce, contre 8 % des hommes.

👉 Leur niveau de vie baisse de 22% contre 3 % pour les hommes.

👉 Leur taux de pauvreté des femmes avec enfants s’élève à 34% (contre un taux de pauvreté général de 13%)

👉 La chute de revenus des femmes sexagénaires s’élève à 31%.

📌…révélateurs d’un problème structurel 

Comme l’écrit Anne-Cécile Mailfert en préambule : “ le divorce ou la séparation sont souvent révélateurs de mécanismes de précarisation qui préexistent. Le mariage est bien souvent une spirale à pauvreté pour les femmes.”

En effet, le mariage hétérosexuel permet aux hommes de renforcer leur sécurisation

économique avec plus de temps disponible dédié à l’évolution de leur carrière là où les femmes vont subir de plein fouet la pénalité maternelle, une moindre possibilité d’épargne, une répartition des dépenses à 50/50 sachant que dans 75% des cas elles gagnent moins que leur partenaire.

📌Voici quelques recommandations par le collectif mères isolées

  • 1 6 semaines de congé maternité ou paternité supplémentaires
  • Le versement d’une Allocation familiale dès l’arrivée du premier enfant
  • La prise en compte du statut de parent isolé par les municipalités dans l’attribution des places en crèche et dans le calcul du Quotient familial pour la facturation des prestations à l’enfance
  • Des trimestres supplémentaires et une majoration du montant de la pension de retraite

Je ne peux que vous enjoindre à aller lire la note,

Elle est essentielle. 

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#violenceéconomiques #divorce

Les préliminaires n’existent pas

Voilà, c’est dit.

Je vous laisse imaginer le blanc qui suit cette phrase en consultation…

Et histoire de rajouter un peu de piment, je peux m’empêcher de prononcer la phrase suivante :

« Préliminaires à quoi exactement ? » 

Ahhhh nous y voilà.

📌 Un peu de contexte 

Il s’agit d’un mot récent puisqu’il n’a que 120 ans et nous vient de..Freud. 

Freud est l’inventeur du concept des préliminaires et les mentionne pour la première fois dans son ouvrage « Trois essais sur la théorie sexuelle » (1905). 

Au-delà de nommer, il vient écrire et planter le script érotique que l’on connait actuellement (le fameux triptyque) : baiser langoureux / préliminaires / pénétrati0n.

Ce triptyque porte un nom « Script Freud Porn”, théorisé par Alexandre Lacroix dans son récent ouvrage*.

📌 Des conséquences désastreuses sur la santé sexuelle des femmes…

En effet, le terme préliminaire a des répercussions désastreuses sur les femmes ayant des rapports sexuels avec les femmes, car, puisqu’on considère qu’elles ne font pas vraiment l’amour, elles sont bien moins suivies en santé sexuelle :

 » Les femmes lesbiennes, bisexuelles et autres FSF** sont « invisibilisées » au niveau épidémiologique, en ce qui concerne le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et, par extension, les autres infections sexuellement transmissibles (IST) « .

📌 Comment s’en sortir ?

– Accepter l’idée que faire l’amour est pluriel.

– Déconstruire son script érotique en l’interrogeant.

– Identifier ce que l’on fait par automatisme vs par plaisir.

– Oser inverser l’ordre des pratiques

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* Source :

– « Apprendre à faire l’amour », Alexandre Lacroix.

–  » Santé sexuelle et reproductive des femmes ayant des rapports sexuels avec des femmes en Suisse » Sylvan Berrut, Anne Descuves, Stéphanie Romanens-Pythoud, Emilien Jeannot Dans Santé Publique 2022/HS2 (Vol. 34),

** FSF : Acronyme utilisé en santé sexuelle pour parler des femmes ayant des rapports sexuels avec les femmes.

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#preliminaires 

Et si ce soir, vous ne faisiez pas l’amour ? ❌

Aujourd’hui, jour de la Saint-Valentin, comme peut-être beaucoup de couple, vous allez vous rendre dans un restaurant, et puis peut-être, vous ferez l’amour en rentrant.

Banal me diriez-vous ? Pas vraiment.

Dans les relations hétérosexuelles, combien de femmes se sont demandées si le fait d’être invitée – au restaurant / au dîner / à boire un verre – aller amener vers un rapport sexuel ?

Beaucoup.

Ce phénomène porte un nom : la dette sexuelle.

La dette sexuelle, en quelques mots, c’est le fait de se sentir redevable d’une quelconque activité sexuelle sous prétexte d’avoir reçu un service ou un cadeau ou que l’autre se soit montré gentil, serviable et généreux.

Plus succinctement : on fait l’amour pour dire “merci”.

Généralement, il s’agit d’un phénomène intériorisé dont la plupart des personnes n’ont pas conscience.

Il prend racine durant l’enfance, où l’on apprend dès petit·e·s qu’il faut faire un bisou pour dire merci (cela va sans dire que le consentement de l’enfant est inexistant qui plus est).

Dès lors, malgré nous, nous faisons cette association “intimité = remerciement”, association qui ne nous quittera jamais.

Le sentiment de dette sexuelle arrive à n’importe quel moment de la relation, que ce soit le premier rendez-vous ou que l’on soit en couple depuis des années.

Vous vous sentez concerné·e·s ?

Pas de panique.

Que faire pour s’en sortir :

– Identifier ce qui provient de votre propre désir que de l’intériorisé.

– Savoir répondre à la question “de quoi j’ai envie ?”.

– Se demander : “S’il / elle n’avait pas fait ceci, est-ce que j’agirai différemment ?”.

– Être en véritable connexion avec vos sens pour identifier ce dont vous avez envie.

– Se dire que c’est ok de ne pas faire l’amour après un rendez-vous galant.

– Se répéter qu’il ne faut jamais se forcer et ne jamais faire les choses par

“conventions sociales”.

 🔥 Ce post est issu d’une corédaction avec My Lubie  🔥

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#SaintValentin

De quelle intimité parlons-nous ?

Je profite de ce début de semaine pour laisser diffuser cette réflexion…

Dans mon cabinet, les couples que je reçois me font souvent remarquer leur absence d’intimité (c’est d’ailleurs le motif de consultation).

📌 Mais de quelle intimité parlons-nous ?

Dans le sens commun, quand on parle de l’intimité du couple on sous entend souvent la sexualité.

Sauf qu’en creusant un peu plus, l’intimité est bien plus riche que cela.

L’intimité est définie par le CNTRL comme  » Vie intérieure profonde, nature essentielle (de quelqu’un); ce qui reste généralement caché sous les apparences, impénétrable à l’analyse ».

La véritable intimité est profonde, insondable en extérieur.

📌 Une intimité psychique puis physique

Faire l’amour avec l’Autre c’est s’ouvrir, dans tous les sens du terme.

Beaucoup de couples que j’accompagne en consultation, ont perdu cette intimité psychique, cette connexion à l’autre, ces échanges profonds…bref, tout ce qui fait le ciment du couple.

Beaucoup évoluent côte à côte sans évoluer ensemble.

Beaucoup se parlent mais ne communiquent plus.

Beaucoup cohabitent mais ne vivent plus ensemble.

Dès lors cette question me vient :

👉 Comment espérer une intimité physique quand l’intimité psychique n’est plus ?

👉 Qu’en pensez-vous ?

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#Couple#intimité